| | BDV.fr : bassin méditerranée et Rep. dominicaine en tête BDV.fr vient d'éditer son baromètre de septembre -octobre 2003, à travers les demandes des internautes sur les sites www.bourse-des-voyages.com et www.bourse-des-vols.com. Sur cette période, le Bassin méditerranéen et la République Dominicaine sont les destinations favorites des internautes qui privilégient nettement les formules séjours et clubs aux circuits touristiques. Concernant les séjours, la Tunisie et La République Dominicaine prennent la tête des pays les plus visités en enregistrant respectivement une progression de 4,1 % et 8,6 %. La République Dominicaine réalise la plus forte hausse de la saison. Cette destination long courrier offre toujours un bon rapport qualité prix en proposant des formules tout inclus à peine plus chères que les destinations du bassin méditerranéen en ½ pension. La Crête, bénéficiant, de la part des TO, d’une politique des prix agressive, présente la deuxième plus forte évolution du classement (+ 7,1 %). L’Italie et la Malaisie font leur entrée dans le Top Ten Au niveau des types de séjours adoptés par les touristes, les séjours et clubs enregistrent une très forte progression (+ 21 %) au détriment des circuits qui affichent une baisse de - 13,6 %. Les croisières emportent de plus en plus de suffrages avec une hausse de 5,6 % mais il s’agit essentiellement de croisières fluviales. La demande en locations de vacances se maintient alors que les formules weeks-ends et escapades connaissent un très fort recul (- 12,2%). Parallèlement, la durée observée des séjours a très légèrement diminué (- 0,5 jours). Les internautes sont donc partis moins longtemps (5,6 jours en 2003 contre 6,1 jours en 2002). Le panier moyen a sensiblement diminué (- 72,7 euros). Le délai entre la date de réservation et la date de départ reste à peu près constant (16 jours en 2003) avec une variation à la baisse d’à peine 0,6 jours. Vols secs : Dakar arrive en tête du Top Ten Au chapitre des vols secs, on observe une très grande diversité dans le choix des destinations puisque à peu près tous les continents sont représentés. L’Afrique avec Dakar qui arrive en tête du Top Ten et enregistre une progression de 1,2 %. L’Amérique du Nord avec Montréal (4,8 % de part de marché et New York (3,7% de part de marché). L’Europe et plus particulièrement l’Europe du Sud : Madrid et Lisbonne qui, bien qu’enregistrant une légère érosion de leurs parts de marché, se placent respectivement en 8 et 9 position du Top Ten. L’Asie avec Bangkok qui se place en 6ème position pour une part de marché qui reste stable (3,1 %). Les pays du Bassin méditerranéen avec Tunis et Casablanca, classées respectivement en 4ème et 7ème position et qui voient leurs parts de marché augmenter ( + 1 % pour Tunis et + 1,5 % pour Casablanca, plus forte progression du classement). Nice sort du Top Ten avec une perte de part de marché de – 0,3 % qui la place en 13ème position. L’internet embarque dans les avions Surfer sur le web en plein vol, cela sera désormais possible dés le printemps 2004 car plusieurs compagnies aériennes offriront une connexion internet haut débit sur les vols transatlantiques. Cela sera le cas pour la Lufthansa, British Airways, Scandinavian Airlines, Japan Ailines et peut-être même Air France. Le principe est simple : un spot Wi-fi (internet sans fil) intégré dans l’avion est relié grâce à une antenne fixée sur la carlingue à un satellite qui le connecte au réseau mondial. Le service sera tout à fait abordable : de l’ordre de 20 euros en plus du prix du billet et chaque passager pourra y avoir accès même ceux qui voyagent en classe économique. Une avancée qui transforme l’avion en un véritable lieu de travail. Expedia, site le plus populaire des USA Selon Hitwise, Expedia a été le site le plus consulté aux USA durant le week-end du 23/25 octobre. Le "Top 10" des sites s'établit comme suit : 1. Expedia.com 2. Travelocity.com 3. Orbitz 4. Yahoo ! Travel 5. Hotwire 6. Cheap Tickets 7. Priceline.com 8. ITN.net 9. LastMinute Travel.com 10. TravelNow.com Le langage des internautes Selon une étude de Global Reach, il semble que 10 langues dominent l'internet car elles sont parlées par 88,4 % des internautes. L'anglais reste la première langue utilisée bien qu'en perte de vitesse : c'est le langage utilisé par 35,6 % des internautes en septembre 2003 contre 40,2% en mars 2002. Les langues européennes totalisent maintenant 35 % et les langues asiatiques 29,5 %. La "population" des internautes est estimée à 262.3 millions de personnes. Les résultats de ce sondage : 1. Anglais : 35,6% 2. Chinois : 12,2% 3. Japonais : 9,5 % OMT : parution des "Faits saillants du tourisme", édition 2003 L'édition 2003 des Faits saillants du tourisme de l'OMT présente, pour le monde entier, une vue d'ensemble concise du tourisme international sur la base des résultats de l'année 2002. Cette brochure de huit pages en anglais offre les statistiques et l'analyse des arrivées de touristes internationaux, les recettes du tourisme international, une synthèse des résultats par régions, le classement des premières destinations en fonction des arrivées et des recettes, le tourisme émetteur par régions de provenance, le classement des premiers pays en fonction des dépenses, etc. Elle précède la parution de l'édition 2003 des Tendances des marchés touristiques, collection de rapports régionaux contenant l'analyse approfondie des tendances du secteur à court et à moyen terme par région, sous-région et pays.
Consultez ce rapport en cliquant sur l'image ci-contre. Compagnies de 6e liberté : Emirates répond à Air France Air France est devenue une compagnie majeure de 'sixième liberté' Sheikh Ahmed bin Saeed Al-Maktoum, président d'Emirates, répond ici aux accusations du président d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, la semaine dernière au Cannes Airlines Forum. Rappelons que ce dernier avait minoré l'importance des low cost mais mis en avant le danger des compagnies sans marché régional dites de 6e liberté. "Les commentaires de M. Spinetta concernant Emirates m'ont déçu et j'aimerais faire la déclaration suivante : avant la fusion entre Air France et KLM, Air France était déjà l'une des principales compagnies aériennes sur la scène européenne et internationale. Ce développement a été stimulé par la domination par Air France de l'aéroport Charles de Gaulle et la synergie provoquée par l'alliance Sky Team. En fait, Air France est devenue une compagnie majeure de "sixième liberté". Au départ même de Dubai, 60% du trafic que la compagnie transporte entre Dubai et Paris se rend au delà de Paris. Mais, Air France devrait être félicitée car elle s'est transformée, ces quatre dernières années, en une compagnie très rentable. La compagnie a reconnu que sa stratégie modèle d'origine - de destination à destination - n'a pas fait ses preuves et qu'une compagnie aérienne ayant des ambitions sur le marché international long-courrier doit accepter de changer sa façon de voir les choses et se tourner vers une stratégie multilatérale globale, qu'on le veuille ou non.
Comment pouvons-nous représenter une menace pour Air France ? Cette nouvelle stratégie modèle dépend du trafic de"sixième liberté". Mais elle ne rencontre le succès que s'il y a réciprocité et là où l'on permet au trafic de se développer sans encombre. Air France accepte ce principe lorsque cela lui convient, dans le cas contraire, la compagnie emploie des mesures restrictives afin d'empêcher la concurrence étrangère d'accéder à son 'hub'. Par exemple, entre 1992 et 2002, Air France a limité la compagnie Emirates à opérer trois vols hebdomadaires entre Dubai et Paris et ce n'est que récemment qu'il nous a été permis de disposer de vols quotidiens. Comment pouvons nous donc soudainement représenter une menace pour Air France ? D'autre part, si Air France souhaitait relier Dubai avec sept vols quotidiens, le gouvernement l'accueillerait sans hésitation. Bien qu' Emirates appartienne au gouvernement, elle ne bénéficie d'aucune protection spéciale ou favoritisme.
Emirates pratique une véritable politique "de ciel ouvert" Emirates ne reçoit aucune subvention dissimulée, aucun appui financier ou aucune aide particulière de quelque forme ou style que ce soit. Il s'agit là d'une véritable politique "de ciel ouvert" (open skies), accueillant tous les transporteurs aériens et attendant de la compagnie Emirates qu'elle affronte les défis d'un marché où tous les transporteurs sont traités de la même façon. Les comptes de la compagnie sont vérifiés par PricewaterhouseCooper et Emirates invite qui le souhaite à examiner minutieusement la situation financière de ses comptes qui sont transparents et publiés à l'attention du public tous les ans. Ensemble, KLM et Air France seront la plus grand compagnie de "sixième liberté" du monde. Nous pensons qu'ils ont raison de créer un double accès à Paris et Amsterdam, qui sera utilisé par eux ainsi que par les autres membres de l'Alliance Sky Team, dont la fonction principale est d'alimenter en trafic de "sixième liberté" ces deux 'hubs' au travers des réseaux KLM et Air France. En tant que l'une des plus grandes compagnies aériennes au monde, comment serait-il possible qu'Air France puisse être menacée par un transporteur comme Emirates ? "
Sheikh Ahmed bin Saeed Al-Maktoum Président du Groupe Emirates L'APS met en place un "Observatoire des litiges et réclamations " Cet observatoire a pour but d'observer les tendances qualitatives des litiges et des réclamations émanant des clients consommateurs et d'analyser les attitudes et les modifications comportementales de ces derniers dans les situations litigieuses. L'Observatoire se réunira trois fois par an pour faire le point sur les tendances des litiges et des réclamations à la fin des principales périodes d'activité touristique : vacances d'hiver, vacances de Pâques et vacances d'été. Il sera composé d'une quinzaine de membres, responsables des relations avec les consommateurs chez les producteurs, les distributeurs, dans les compagnies d'assurances et chez les institutionnels. Chaque année, à partir des réunions et des informations recueillies, une étude sera réalisée sur les grandes tendances des litiges et des réclamations et sur l'observation des modifications comportementales émanant des clients consommateurs dans ce domaine. Un spécialiste des tendances comportementales viendra en appui de ces travaux pour apporter ses conclusions, voire ses recommandations. L'APS pense qu'au fil des années, on pourra ainsi établir des comparatifs permettant d'améliorer la qualité des produits et d'enrichir les analyses réalisées sur les comportements du client-consommateur en situation d'achat. Ces études seront communiquées aux professionnels et institutionnels du secteur ainsi qu'à la presse. Les adeptes des low cost auront bientôt leur site Le site www.lowcost.fr ouvrira le 2 février 2004. Il regroupera l'ensemble des informations concernant les offres des compagnies aériennes à bas prix au départ et vers la France. Le site recensera également les offres "Happy Lowcost" (offre happy hour) regroupant les offres intéressantes du moment des sociétés traditionnelles. Canada : les agences attaquent Air Canada et Iata pour "entente" sur la suppression de la commission Une association d'agences de voyages canadiennes a déposé plainte jeudi contre Air Canada, Iata et cinq compagnies américaines et demande à Air Canada 1,7 milliard de dollars pour avoir limité ou supprimé les commissions depuis 1997 à la suite d'une "entente". Les plaignants estiment que la limitation et la suppression des commissions de 3.700 agences de voyages canadiennes affiliées à Iata (processus engagé en 1997) est le fruit d'une entente entre ces compagnies au sein de Iata. Regroupés dans une association nommée Canadian standard travel agent registry (CSTAR), ils réclament au seul transporteur Air Canada 1,7 milliard de dollars canadiens (1,3 milliard USD) de dommages et intérêts. CSTAR demande aussi réparation à Delta, Northwest, United Airlines, American Airlines, Continental et l'Iata, sans avoir encore estimé le montant de cette réparation. CSTAR avait engagé la procédure en mai 2002, dans la foulée d'un recours similaire produit aux Etats-Unis contre dix-neuf transporteurs aériens pour les mêmes motifs. Le principal avocat en charge de ce dossier aux Etats-Unis, Henry Anderson, intervenait au congrès de l'Asta (American society of travel agents) le mois dernier à Miami. Il prétend avoir la preuve que c'est lors de réunions de la PTTC (Passenger traffic coordinating conference) que les compagnies Iata ont décidé d'abroger la résolution 016a stipulant que les compagnies verseront 9% de commission aux agences de voyages de tous les pays hors USA. En juin 1998, selon Henry Anderson, Air Canada a proposé l'abrogation de la résolution 016a au Canada, ce qui a été adopté en juillet de la même année. Toutefois, ajoute-t-il, cinq mois auparavant, Iata avait déjà supprimé de son manuel pour les agences canadiennes cette résolution qui y figurait depuis vingt ans à la page 1, ce qui prouve que la décision était en fait largement antérieure. Finalement ajoute-t-il, lors de la réunion du PTCC de juillet 99, les transporteurs ont décidé de l'abrogation de cette résolution pour tous les pays. Les minutes de ces réunions du PTCC montrent qu'à chaque fois, les transporteurs américains ont quitté la pièce pour éviter de tomber sous le coup de la loi anti-trust. Le procès commencera le 4 février 2004 à Raleigh (Virginie). L'un des transporteurs incriminés, Lufthansa, a déjà décidé de se retirer de la procédure en trouvant un arragnement avec les plaignants de plusieurs millions de dollars. En ce qui concerne Air Canada, placée depuis le 1er avril sous la protection de la loi sur les faillites, elle avait invoqué sa restructuration pour tenter de mettre fin aux procédures contre elle, ce qu'a rejeté fin septembre la Cour de l'Ontario qui supervise son dossier de redressement. Selon CSTAR, le 1,7 milliard de dollars qu'il demande à la compagnie est le plus gros montant jamais réclamé par un créancier au transporteur actuellement sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites. Les touristes européens aiguisent l'appétit du nouveau géant InterActive Le groupe américain InterActiveCorp (IAC), qui mise tout sur l'avenir du commerce en ligne, pourrait désormais étendre à l'Europe son grand appétit d'acquisitions, surtout dans la réservation de voyages. Le PDG Barry Diller "est assis sur une trésorerie de 4 milliards de dollars et l'expansion à l'international est décisive pour sa stratégie de développement", lance Henry Harteveldt, analyste spécialisé dans le commerce en ligne chez Forrester Research. IAC a annoncé cette semaine le rachat de la troisième agence de voyages virtuelle de France, Anyway. Sa filiale Expedia va ainsi étendre son activité de voyagiste en ligne à un nouveau pays européen, après le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Italie. Selon M. Harteveldt, Barry Diller "va investir une fortune en publicité. Son goût prononcé du marketing pourrait faire d'Anyway le premier ou le deuxième acteur du secteur (en France) d'ici 12 à 18 mois". Avec Anyway, IAC complète une série impressionnante d'acquisitions entamée aux Etats-Unis (Hotels.com, Interval, Hotwire.com...) dans le tourisme en ligne, du billet d'avion sec au forfait avec séjour à l'hôtel, en passant par les locations en temps partagé. Partout la stratégie est la même : vantant son gros volume de clients potentiels eu égard au nombre de ses sites, IAC invite les prestataires à proposer le plus vite possible des promotions. A l'arrivée, le client est forcément séduit et les ventes dégagent pour le groupe des commissions en proportion. Témoignant d'une foi audacieuse dans l'internet alors en pleine crise, Barry Diller a décidé en 2001 de transformer son groupe de médias en géant de l'e-commerce. Il a cédé son réseau de télévisions par câble USA Networks au français Vivendi et commencé à racheter des sites à tours de bras. C'est dans le voyage en ligne que ses affaires connaissent aujourd'hui la plus forte croissance, malgré la vigueur de concurrents comme Travelocity ou Orbitz. Le succès américain, "sur un marché très fragmenté", est tel qu'IAC "a la capacité d'aider vraiment à rebâtir le commerce en ligne" en Europe, poursuit Henry Harteveldt. Les régions nordiques pourraient être "les plus attractives" pour des rachats futurs, estime-t-il. Des pays comme la Suède et les Pays-Bas ont les plus fortes concentrations d'acheteurs en ligne d'Europe. D'après Vikram Sehgal, analyste de Jupiter Research, l'expansion hors des frontières est d'autant plus justifiée pour InterActive qu'aux Etats-Unis les compagnies aériennes et les hôtels ont une longueur d'avance pour la vente directe sur internet, sans l'agent de voyages comme intermédiaire. "JetBlue et Southwest ont fait un excellent travail pour attirer les clients vers leurs sites", indique M. Sehgal, en soulignant que la part des prestataires eux-mêmes dans l'e-commerce est en constante progression (54% en 2003). En Europe de l'ouest, les dépenses de tourisme en ligne (voyages et séjours) ont une marge de progression énorme. De 8,9 milliards en 2003, elles devraient atteindre 16 milliards de dollars en 2005 et 26 milliards en 2007, prédit Jupiter Research. Des pays comme la France et l'Allemagne vont voir leurs parts augmenter progressivement, compensant le tassement des dépenses des Britanniques, aujourd'hui premiers clients avec 32,8% du total des achats, ajoute une étude de cet institut de recherches. Les relations entre GDS et compagnies aériennes déréglementées aux USA Sabre veut sensibiliser le Snav aux futurs projets de la Communauté européenne sur le sujet. Avec la sortie des compagnies aériennes du capital des GDS (seules Iberia, Air France, et Lufthansa sont encore actionnaires d’Amadeus), l’activité de ces derniers va être prochainement déréglementée aux Etats-Unis. Le département du Transport américain (DOT) devrait rendre ses conclusions dans les prochains jours pour une application des nouvelles règles au 31 janvier 2004. La neutralité entre les compagnies ne sera alors plus automatique. Les GDS auront désormais la possibilité de négocier les booking fees avec chaque compagnie en fonction du volume, des prix, de la zone… Ils pourront ainsi mettre en avant certaines compagnies, des promotions, voire leurs propres forfaits. Cette modification devrait mettre 18 à 24 mois pour arriver en Europe. Sabre, après avoir mené une action de lobbying aux Etats-Unis aux côtés de Galileo, souhaite aujourd’hui sensibiliser le Snav pour que celui-ci s’intéresse de près aux projets de la Communauté européenne sur le sujet. Un nouveau courrier sera ainsi envoyé la semaine prochaine au syndicat rappelant la situation actuelle aux USA et aux modifications auxquelles ont peut s’attendre de chaque côté de l’Atlantique. « Il faut absolument que l’on échange nos informations », souligne Floyd Widener, responsable du développement en Europe de Sabre, qui souhaite que l’Union européenne garde un œil sur l’attitude des 3 compagnies présentes dans Amadeus pour éviter tout abus de position dominante. Oneworld lance une offensive sur le marché des conférences L'alliance Oneworld, qui comprend notamment American Airlines et British Airways, a lancé mardi un nouveau produit destiné aux organisateurs de conférences pour offrir des facilités de réservations aux participants à ces conférences qui représentent un marché voyages de 700 millions de dollars. Oneworld, qui réunit également Qantas, Iberia, Cathay Pacific, LanChile, Finnair et Aer Lingus, lesquelles seront rejointes à la mi-2004 par Swiss, va proposer à partir du 1er novembre une formule baptisée Eventflyer. "Eventflyer est à la disposition de tous les organisateurs de conférences, symposiums ou réunions qui se déroulent dans l'une des 575 destinations desservies par les membres de l'alliance Oneworld", explique-t-elle. "Une fois qu'un accord a été signé entre Oneworld et l'organisateur, au minimum six mois avant l'événement, l'alliance met à sa disposition son soutien logistique" avec la mise en place d'un site internet spécial. "A la différence des autres formules disponibles sur le marché des conférences, Eventflyer est facile à utiliser et comporte très peu de restrictions d'utilisation", précise l'alliance qui ajoute que la formule Eventflyer convient aux organisateurs de conférence attendant au moins 500 personnes. "Le marché des conférences est un marché en pleine croissance pour le secteur aérien : on estime que les participants aux conférences ont dépensé l'an dernier dans le monde 700 millions de dollars en voyages et déplacements", explique John McCulloch, directeur de l'alliance Oneworld. Hub ou pas Hub On a du mal à se faire une religion en ce qui concerne l'avenir du transport aérien. Ce qui est normal vu que les patrons de compagnies eux-mêmes, qui passent leur vie là-dedans, ne sont pas d'accord. L'autre jour, le président d'Air France nous expliquait que l'un des principaux avantages de l'accord Air France/KLM, pour Air France, c'est de pouvoir utiliser le hub de Schiphol. Et, en effet, selon les statistiques de l'AEA (Association of European Airlines), le trafic aérien intra-européen ne représente que 9,9% du trafic mondial alors que celui entre l'Europe et les Etats-Unis en constitue 13,5% et celui entre l'Europe et l'Asie 8,8%. On est donc tenté de se ranger à l'avis du président d'Air France, surtout si l'on considère que le prix des billets longs courriers est en moyenne plus élevé que celui des billets intra-européens. Cependant, l'AEA ne précise pas quelle part de ce trafic intercontinental revient aux compagnies européennes et quelle part prennent celles des pays de destination. Si on fait moitié-moitié, on n'a plus les mêmes chiffres. Equation à une inconnue donc. Voici en tout cas maintenant que le directeur général d'easyJet nous explique que la fusion Air France/KLM n'est pas une bonne affaire pour Air France car KLM opère surtout un trafic de hub et l'avenir de l'aérien est, selon lui, au point à point. Il est vrai que le trafic point à point se développe mais de plus en plus en low cost. Et le trafic point à point opéré par les low cost entre des villes européennes dont les habitants devaient naguère transiter par les hubs pour effectuer le même parcours ne peut que dégarnir de plus en plus ces derniers. On reste donc perplexe. Sauf, bien sûr, si les compagnies traditionnelles ont déjà jeté l'éponge devant l'ampleur annoncée des parts de marché conquises à terme par les low cost et préfèrent se concentrer sur le long courrier. Pascal Pagnoux MyTravel vend sa filiale croisières aux Etats-Unis Les sociétés qui représentent un million de passagers par an seront cédées à National Leisure Group. MyTravel poursuit son désengagement des Etats-Unis. Après l'annonce de la vente de ses activités américaines World Choice Travel au site de voyages Travelocity (Sabre), le TO britannique va céder à la société National Leisure Group pour 93,5 M€ ses filiales croisières (CruiseOnly, CruiseOne, Cruise Inc., Shi'n' Shore and Landry & Kling) qui devraient représenter un million de clients en 2003. MyTravel annonce en revanche qu'elle conserve sa filiale britannique Sun Cruises. Parallèlement et toujours aux Etats-Unis, MyTravel va céder pour 14 M€ ses deux TO Sun Trips et Vacation Express au groupe américain FS Tours Les croisés du développement durable Hélène Roques,Directrice du développement durable d'Accor Le groupe d'hôtellerie et de services qui emploie 157 000 salariés dans 140 pays, a été distingué en 2000 par deux agences de notation pour sa prise en compte de l'environnement, considérée comme exemplaire dans l'industrie du tourisme en France.
L'OMT face à une mutation profonde des pratiques touristiques L'Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui tient depuis dimanche soir la quinzième session de son assemblée bisannuelle à Pékin, deux ans après Séoul et Osaka, enregistre une profonde mutation des pratiques touristiques depuis deux ans. "Les travaux conduits par l'OMT ont montré que la période d'ajustement que nous vivons accélère les changements dans les comportements des consommateurs et encourage les mutations du tissu industriel", note le secrétaire général de l'OMT, Francesco Frangialli, dans le rapport présenté à l'assemblée. Cette période, selon lui, voit ainsi "de nouveaux opérateurs arriver", comme les compagnies aériennes à bas-prix, "tandis que d'autres disparaissent". Par ailleurs "des "restructurations" et des "regroupements" s'opèrent, mondialisation oblige. De nouvelles technologies s'installent, les politiques de marketing se modernisent, des coopérations entre secteurs public et privé s'affirment au bénéfice de tous". Plus prosaïquement, selon le directeur général de Maison de la France, à Paris, "le tourisme de papa a vécu" : "Autrefois, on partait pendant tout un mois une fois par an, souvent à la même date, en août, on réservait longtemps à l'avance, on allait toujours au même endroit. Aujourd'hui tout cela est bouleversé du tout au tout". Une partie de ces changements est due aux derniers événements intervenus depuis deux ans : attentats terroristes, crainte des longs déplacements, guerre en Irak, crise économique, etc. Ceux-ci, pour le moins, ont précipité le changement, qui était déjà dans l'air. D'autres changements sont dus à l'innovation technologique, qui permet grâce à internet de plus en plus de composer soi-même son voyage, en direct, à travers ce que l'on appelle le "packaging dynamique", ou "forfait à la carte", désormais proposé dans le monde entier par de nombreux opérateurs du net. Selon une sociologue experte du tourisme, Josette Sicsic, "le touriste sera de plus en plus exigeant à l'avenir sur la qualité", une notion qui fera l'objet de débats à Pékin à l'assemblée de l'OMT. Mais elle craint aussi que le voyage se "banalise", sous l'effet notamment de la recherche de la sécurité et du confort à tout prix. Parmi les bouleversements en termes de pays émetteurs, le marché russe et celui de pays de l'Est européen est en pleine croissance et le marché asiatique, notamment chinois, promet un vrai "boom" d'ici deux décennies et ses besoins seront différents. Selon l'OMT, près de 100 millions de Chinois devraient voyager en dehors de la Chine à l'horizon 2020, et la Chine sera également la première destination mondiale avec 130 millions d'arrivées. Actuellement, à titre de comparaison, les Japonais ne sont que 18 millions à voyager chaque année. D'ici 2020, le nombre de touristes dans le monde devrait doubler, jusqu'à 1,5 milliard par an. Les recettes quadrupleraient à 2.000 milliards d'euros. La quinzième assemblée générale de l'Organisation mondiale du tourisme a été ouverte officiellement dimanche au Palais du Peuple à Pékin, en présence du Premier ministre chinois Wen Jiabao. Cette assemblée, qui se tiendra jusqu'à vendredi, devrait notamment entériner le changement de statut de l'OMT, qui de simple organisation intergouvernementale devrait devenir une agence spécialisée de l'ONU. Un vote doit avoir lieu sur cette question à l'assemblée générale de l'ONU à New York le 7 novembre, selon le secrétaire général de l'OMT Francesco Frangialli. La secrétaire générale adjointe de l'ONU, Louise Fréchette, a expliqué être venue "par anticipation" apporter son soutien à l'OMT. Le Premier ministre chinois a affirmé de son côté dans son discours de bienvenue que "le tourisme doit être un pilier de l'économie nationale en Chine" et que le pays "encouragera les Chinois à voyager plus souvent à l'étranger". Plus de 130 pays devraient être représentés à Pékin, la plupart au niveau ministériel. Avec le secteur privé, le nombre de participants total devrait avoisiner un millier, selon l'OMT. Qui sont les 20 premières entreprises françaises du tourisme ? Le classement annuel 2002 des entreprises françaises de L'Expansion (Les 1 000 de l'Expansion), vient de sortir. Cette enquête très fouillée et très attendue, concerne un millier de sociétés, multi sectorielles parmi les plus performantes. TourMaG.com a listé les 20 premières entreprises françaises de tourisme par volume, progression de CA, bénéfices et profitabilité. Pour décider des performances d'une entreprises on peut, bien entendu, regarder d'abord son "poids". Mais cela ne suffit pas. Quid de son dynamisme ? Autrement dit, dans l'année de référence, ce même chiffre d'affaires a-t-il progressé, est-il stable ou plutôt en diminution ? Mais cela ne suffit pas. Il ne sert à rien de réaliser des millions d'euros si la marge dégagée est faible ou nulle. Cela conditionne l'importance du bénéfice bien sûr mais celui-là n'est acquis que si l'entreprise est rentable. Et les deux notions ne se confondent pas forcément, comme le démontre le palmarès de notre confrère. LES 20 PLUS GROS CHIFFRES D'AFFAIRES |
Au niveau des "20 plus gros chiffres d'affaires", Accor est indécrochable tandis que le Club Med et Euro Disney perdent une place chacun par rapport à 2001. Selectour est stable de même que FRAM, tandis que Nouvelles Frontières et Havas en gagnent une chacun et Pierre & Vacances grimpe de deux crans. | Rang | Société | Secteur | Chiffre d'affaires (en milliers d'€) | | 1 | SODEXHO ALLIANCE | Hôtellerie | 11 943 000,00 | | 2 | ACCOR | Hôtellerie | 7 290 000,00 | | 3 | PMU | Tourisme | 6 169 864,00 | | 4 | ELIOR | Hôtellerie | 2 067 200,00 | | 5 | CLUB MEDITERRANEE | Tourisme | 1 985 000,00 | | 6 | MCDONALD'S-FRANCE | Hôtellerie | 1 900 000,00 | | 7 | NOUVELLES FRONTIERES | Tourisme | 1 829 388,00 | | 8 | COMPASS GROUP HOLDINGS | Hôtellerie | 1 300 000,00 | | 9 | SELECTOUR VOYAGES | Tourisme | 1 280 000,00 | | 10 | EURO DISNEY | Tourisme | 1 005 200,00 | | 11 | HAVAS VOYAGES | Tourisme | 987 000,00 | | 12 | SOCIETE DU LOUVRE | Hôtellerie | 686 747,00 | | 13 | PIERRE ET VACANCES | Tourisme | 604 915,00 | | 14 | AGAPES-FLUNCH | Hôtellerie | 547 674,00 | | 15 | GROUPE LE DUFF | Hôtellerie | 540 000,00 | | 16 | EUREST-FRANCE | Hôtellerie | 494 441,00 | | 17 | FRAM | Tourisme | 462 555,00 | | 18 | EURO DISNEY VACANCES | Tourisme | 364 130,00 | | 19 | GROUPE FLO | Hôtellerie | 358 000,00 | | 20 | SORES | Hôtellerie | 311 976,00 |
LES 20 PLUS GROSSES PROGRESSIONS |
En dépit de la conjoncture, les tour opérateurs réussissent un joli tir groupé, avec les 3 premières places du podium. A noter les remarquables percées de Protravel, Nouvelles Frontières et Voyageurs du Monde, qui ne faisaient même pas partie du palmarès des "20" de l'année précédente. Par rapport à 2001 Aquarev recule fortement, FRAM disparaît de même qu'Accor et le Club Méditerranée passe de la 4e à la... 20e position ! Seul Vacances Air Transat renforce ses positions passant de la 20e à la 11e place. | Rang | Société | Secteur | Progression du chiffre d'affaires (en %) | | 1 | PROTRAVEL | Tourisme | 96,78 | | 2 | NOUVELLES FRONTIERES | Tourisme | 45,19 | | 3 | VOYAGEURS DU MONDE | Tourisme | 26,19 | | 4 | COMPASS GROUP HOLDINGS | Hôtellerie | 21,82 | | 5 | HAVAS VOYAGES | Tourisme | 21,17 | | 6 | PIERRE ET VACANCES | Tourisme | 17,39 | | 7 | SODEXHO ALLIANCE | Hôtellerie | 13,69 | | 8 | ELIOR | Hôtellerie | 13,59 | | 9 | PARTOUCHE | Hôtellerie | 12,27 | | 10 | VVF VACANCES | Tourisme | 11,00 | | 11 | VACANCES AIR TRANSAT-FRANCE | Tourisme | 10,88 | | 12 | SOGERES | Hôtellerie | 9,70 | | 13 | AQUAREV | Tourisme | 9,47 | | 14 | EURO DISNEY VACANCES | Tourisme | 8,72 | | 15 | GROUPE MARMARA | Tourisme | 7,27 | | 16 | PMU | Hôtellerie | 6,70 | | 17 | GROUPE LUCIEN BARRIERE | Hôtellerie | 6,38 | | 18 | SCORE INTERNATIONAL | Hôtellerie | 6,03 | | 19 | MCDONALD'S-FRANCE | Hôtellerie | 5,56 | | 20 | CLUB MEDITERRANEE | Tourisme | 5,08 |
LES 20 PLUS GROS BÉNÉFICES |
L'hôtellerie, les paris et la restauration tiennent ici le haut du pavé. Pierre et Vacances et Eurodisney, sont les premières entreprises de tourisme, avec une forte progression (de la 10e à la 6e place) pour la première. Ensuite il faut attendre Marmara (12e place) qui pour sa première apparition dans ce classement devance d'une courte tête FRAM. Le TO toulousain gagne néanmoins une place. A noter, ici encore, l'apparition de Protravel (16e), celle de Voyageurs du Monde (18e) et de Kuoni France (20e). | Rang | Société | Secteur | Bénéfice (en milliers d'€) | | 1 | ACCOR | Hôtellerie | 474 000,00 | | 2 | PMU | Tourisme | 392 141,00 | | 3 | SODEXHO ALLIANCE | Hôtellerie | 138 000,00 | | 4 | SOCIETE DU LOUVRE | Hôtellerie | 44 197,00 | | 5 | PARTOUCHE | Hôtellerie | 34 300,00 | | 6 | PIERRE ET VACANCES | Tourisme | 30 950,00 | | 7 | EURO DISNEY | Tourisme | 30 500,00 | | 8 | GROUPE LUCIEN BARRIERE | Hôtellerie | 21 909,00 | | 9 | ELIOR | Hôtellerie | 16 000,00 | | 10 | BUFFALO GRILL | Hôtellerie | 7 858,00 | | 11 | CASINO CAFETERIA | Hôtellerie | 7 600,00 | | 12 | GROUPE MARMARA | Tourisme | 6 621,00 | | 13 | FRAM | Tourisme | 4 784,00 | | 14 | SCORE INTERNATIONAL | Hôtellerie | 4 192,00 | | 15 | EURO DISNEY VACANCES | Tourisme | 2 010,00 | | 16 | PROTRAVEL | Tourisme | 1 364,00 | | 17 | EUREST-FRANCE | Hôtellerie | 803,00 | | 18 | VOYAGEURS DU MONDE | Tourisme | 553,00 | | 19 | SELECTA GROUPE SAFAA | Hôtellerie | -20,00 | | 20 | KUONI-FRANCE | Tourisme | -232,00 |
LES 20 PLUS GROSSES RENTABILITÉS |
Pas de surprise : les poids lourds du secteur ( Lucien Barrière, Partouche et Accor), s'arrogent les meilleures rentabilités. Pierre et Vacances n'arrive qu'en 6e position et EuroDisney en 8e. Mais une fois de plus Marmara (9e), FRAM (13e), Protravel (14e) et Voyageurs du Monde(17e), se distinguent dans le peloton des TO français, avec une mention particulière pour les 2 derniers qui font une irruption remarquée (sinon remarquable) dans ce palmarès. | Rang | Société | Secteur | Bénéfice (en milliers d'€) | | 1 | GROUPE LUCIEN BARRIERE | Hôtellerie | 11,99 | | 2 | PARTOUCHE | Hôtellerie | 11,81 | | 3 | ACCOR | Hôtellerie | 6,50 | | 4 | SOCIETE DU LOUVRE | Hôtellerie | 6,44 | | 5 | PMU | Tourisme | 6,36 | | 6 | PIERRE ET VACANCES | Tourisme | 5,12 | | 7 | SCORE INTERNATIONAL | Hôtellerie | 3,59 | | 8 | EURO DISNEY | Tourisme | 3,03 | | 9 | GROUPE MARMARA | Tourisme | 2,92 | | 10 | BUFFALO GRILL | Hôtellerie | 2,87 | | 11 | CASINO CAFETERIA | Hôtellerie | 2,59 | | 12 | SODEXHO ALLIANCE | Hôtellerie | 1,16 | | 13 | FRAM | Tourisme | 1,03 | | 14 | PROTRAVEL | Tourisme | 0,92 | | 15 | ELIOR | Hôtellerie | 0,77 | | 16 | EURO DISNEY VACANCES | Tourisme | 0,55 | | 17 | VOYAGEURS DU MONDE | Tourisme | 0,46 | | 18 | EUREST-FRANCE | Hôtellerie | 0,16 | | 19 | SELECTA GROUPE SAFAA | Hôtellerie | -0,01 | | 20 | KUONI-FRANCE | Tourisme | -0,11 |
Les agents de voyages français redécouvrent le tourisme en France Le fractionnement des vacances dû aux 35 heures et la morosité économique, qui favorisent le tourisme de proximité, ont accéléré cette tendance, qui s'affirme de plus en plus. Le secrétaire d'Etat au tourisme, Léon Bertrand, indique que le prochain comité interministériel du tourisme, qui devrait se tenir d'ici six mois, se penchera sur le tourisme franco-français, avec l'aide de Maison de la France, jusqu'ici tournée surtout vers l'international. Pour Philippe Demonchy, président de Selectour, qui publie tous les ans une brochure "Partir en France", il y a "un grand développement à attendre" de ce marché, longtemps délaissé. "Il y a trente ans", rappelle-t-il, "l'offre passait par les agences mais les hôteliers et tour opérateurs ont voulu s'en affranchir pour travailler en direct". Les agences reviennent sur le devant de la scène. Elles ont montré, notamment, l'intérêt des garanties qu'elles offrent en cas d'annulations de vols, avec la disparition d'Air Lib et des tours opérateurs de poids comme le Club Méditerranée ou TUI-France ont choisi récemment d'être distribués par les agences du réseau traditionnel. "Ceux qui croyaient que les agences allaient mourir avec l'internet se sont trompés", déclare M. Demonchy qui ajoute : "Internet est un outil formidable mais on avait déjà prédit notre disparition à cause du minitel". En revanche, souligne-t-il, "les agences doivent s'adapter à la demande et redécouvrir leur rôle de conseil en voyages". Un avis partagé par Jean-Pierre Cosmes, directeur général de Fnac Voyages : "Il faut apporter une valeur ajoutée" et faire "de gros efforts de marketing. A partir du moment où l'on sait faire de la promotion pour la République dominicaine, on doit pouvoir le faire pour la France". Léon Bertrand, lui, verrait bien les agences "se tourner davantage vers l'organisation de voyages sur le territoire national". Pour M. Demonchy, "ce qui bloque, c'est le manque d'outils permettant un accès rapide aux stocks des opérateurs et à la réservation", sans demander un délai au client. Il place ses espoirs dans le système Résinfrance, dont il est président et qui devrait dépasser 1,2 million de visiteurs cette année. Jean-Pierre Mas, président d'Afat Voyages, dont 15% de la clientèle voyage déjà en France, est du même avis. Il se dit "très intéressé" par le marché français et souhaite un outil de réservation "simple". La difficulté est aussi de diriger la clientèle vers l'hébergement marchand, week-ends et courts séjours s'effectuant souvent en résidence secondaire, dans la famille ou chez des amis. L'avantage d'une plus grande expertise sur le tourisme en France serait aussi de fournir une bonne base pour le tourisme de proximité européen, à très fort potentiel. Selon une enquête de TUI, "la majorité des clients sont intéressés par le conseil des agents de voyages".Tourisexpress du 14 octobre Fram planche sur un site BtoB Le tour-opérateur toulousain compte lancer son site professionnel le 1er mars 2004 Le choix de la date n’est pas anodin : Fram souhaite faire coïncider la date d’ouverture de son site BtoB avec l’ajout de la réservation en ligne sur le site de l’Association des tour-opérateurs (Ceto - www.ceto.to). Le voyagiste proposera ainsi un nouveau canal de distribution aux agences de voyages, en direct ou via la plate-forme développée par le Ceto. A l’heure actuelle, plus de 40% de ses ventes transitent via son serveur, accessible par l’entremise des GDS. Le site professionnel sera un outil plus complet en terme d’information multimédia, estime la direction. Lastminute.com se lance en France dans le "voyage sur mesure" Le spécialiste britannique de la vente de voyages sur internet, Lastminute.com, a lancé jeudi en France un nouveau produit en ligne déjà testé en Grande-Bretagne et qu'il estime plein de promesses, le "voyage sur mesure". "C'est l'avenir du voyage, en tout cas pour le court-séjour", estimait devant la presse Brent Hoberman, PDG et co-fondateur de la société, présent dans plusieurs pays, dont la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Australie, l'Afrique du Sud et le Japon. Le produit, un concept déjà utilisé en France notamment par Go Voyages, filiale d'Accor, est commercialisé depuis cinq mois en Grande-Bretagne, avec "un bond des ventes de 15%" et le concept est déjà un succès chez d'autres opérateurs aux Etats-Unis. Il permet selon l'opérateur des tarifs plus bas. Lastminute.com, qui réalise 25% de son chiffre d'affaires en France, où il a racheté Degriftours, espère à terme que le "voyage sur mesure", qui s'étendra aux locations de spectacles ou réservations de restaurants, représentera 30% du volume d'affaires total du groupe, selon M. Hoberman. Le produit, automatique, permet de monter à sa guise son voyage en assemblant les offres transport, hébergement, loisirs à la carte. Quelque 900.000 euros seront consacrés à son lancement en France. D'après lui, "très peu de tour opérateurs en France ont une offre de courts-séjours forte". Les principales raisons, selon lui, sont "une rentabilité trop faible avec les méthodes traditionnelles et une gamme d'offres trop limitée par rapport à la demande". Le responsable a indiqué que la marque Dégrifftours serait maintenue au sein des offres Lastminute, mais que la marque TravelPrice ne serait plus à terme qu'une "porte d'entrée" vers Lastminute.com. Brent Hoberman a indiqué que le volume d'affaires global de Lastminute.com atteindrait quelque 900 millions d'euros en 2003 (exercice clos fin septembre 2003), soit une croissance organique de "40 à 50 %", et rappelé que l'entreprise, qui ne produit pas de bénéfices, avait racheté sept sociétés en quelques années. Lastminute.com a racheté récemment pour 6 millions d'euros 70% de sa filiale espagnole détenus par Sol Melia, leader du secteur hôtelier en Espagne. Il a également acquis notamment le courtier britannique en location de voitures Holiday Autos pour 58,4 millions d'euros. Le groupe, qui avait lancé un emprunt en obligations convertibles à échéance 2008 pour un montant d'environ 103 millions d'euros, a dégagé un bénéfice avant impôts, exceptionnels et amortissement des survaleurs au 3ème trimestre 2002/03 de 1,6 million de livres (2,3 M EUR) contre une perte de 4 millions de livres un an auparavant. Le PDG du spécialiste des ventes par internet a par ailleurs refusé de commenter jeudi à Paris les rumeurs de reprise de son groupe par le milliardaire américain Barry Diller. "Je ne crois pas que ces rumeurs soient sérieuses", a-t-il seulement affirmé. Il a indiqué que de son côté il ne plaçait pas actuellement de nouveaux développements externes parmi ses priorités, préférant se consacrer à la consolidation du groupe. Tourisme et Handicap BrailleNet a fait tester trente des principaux sites Internet commerciaux. Aucun n'atteint le niveau minimal d'accessibilité pour les déficients visuels. Être internaute ne suffit pas pour surfer sur Internet. Une étude portant sur trente des principaux sites français vient ainsi de montrer que l'accès à leurs informations est quasi impossible pour les non- et malvoyants. La mobilisation politique en cours s'annonce donc longue. Il existe depuis 1999 un groupe de travail ( Web Accessibility Initiative ) qui a publié des certifications WCAG (Web Content Accessibility Guidelines) permettant aux sites Web de rendre leurs données lisibles par tous. Cela consiste par exemple à associer à chaque image une alternative texte, à titrer clairement chaque page Web... L'Union Européenne en 2002, puis la France en 2003, ont ainsi entamé des efforts pour rendre accessibles aux malvoyants l'ensemble des informations publiques. Des certifications ont été créées pour distinguer les sites bien construits. En France, le très strict label AccessiWeb décerne ainsi des médailles aux pages méritantes. Et n'a pour l'instant attribué qu'une médaille d'or, à l'agence de communication « Press et vous ». Une évaluation plus souple existe par l'intermédiaire des tests WCAG, qui permettent de classer les sites de A (accessibilité minimale) à AAA (accessibilité totale). Aux Etats-Unis, obligation légale est d'ailleurs faîte aux entreprises et administrations d'obtenir au moins le niveau A. Le site de la SNCF pris en défaut BrailleNet, l'association hexagonale de référence, a donc décidé de mettre à l'épreuve les principaux sites français. Des Pages Jaunes à Ouest France en passant par Au Féminin et Monster.fr, trente d'entre eux ont été inspectés. Dont trois qui n'ont même pas pu être testés : Allociné, ThéâtreOnline et SNCF.com. « La SNCF est une de nos principales cibles, explique Yoan Simonian, responsable technologies de la cellule accessibilité de BrailleNet. Son site utilise plusieurs scripts qui redirigent vers d'autres pages, une technique ne fonctionnant pas avec les navigateurs textuels utilisés par les malvoyants. Ceux-ci ne peuvent donc accéder à aucune information. » Les sites restants ont été évalués en fonction de 10 critères WCAG. Avec comme obligation le zéro faute. Qu'un seul de ces critères ne soit pas respecté et, selon BrailleNet, « il existera au moins une situation dans laquelle un internaute ne pourra pas interagir avec au moins un élément de ce site (le trouver, saisir son information,...). » Sur les 27 sites restants, seuls 7 d'entre eux respectaient plus de cinq critères. Et aucun la totalité. Ainsi, trop souvent, les informations sont placées sous forme uniquement graphique. Alors que le principe de base de l'accessibilité veut que toute image et tout élément multimédia aient un équivalent en mots, pour pouvoir être déchiffré par les navigateurs textuels. De même, nombre de formulaires sont inutilisables, faute de texte descriptif. C'est suffisant pour transformer le Web commercial en zone d'ombre pour les malvoyants français. TUI prévoit une hausse de 5% de ses ventes dans le tourisme en 2004 TUI table pour l'an prochain sur une hausse de 5% des ventes de son activité-clé, le tourisme, indiquait jeudi à des journalistes son dirigeant Michael Frenzel, en déplacement à Palma de Majorque. "Si le marché continue à se développer de la sorte, le résultat de la division tourisme devrait être nettement supérieur à celui de 2003" l'an prochain, déclarait-il, ajoutant qu'il visait "une croissance de 5%" de son chiffre d'affaires en 2004. Cette année, le groupe allemand table sur un recul de 5% du chiffre d'affaires de cette division. A présent, "il semble que la tempête soit passée et nous pouvons penser que la consommation va reprendre l'an prochain", commentait-il. La branche tourisme du groupe devrait renouer au troisième trimestre avec le niveau de résultat opérationnel enregistré un an plus tôt (519 millions d'euros) et fera mieux, selon lui, au quatrième trimestre, que la perte de 171 millions essuyée sur les trois derniers mois de 2002. Réunion du Comité Interministériel du Tourisme Le Premier Ministre, Jean-Pierre RAFFARIN, a présidé le 9 septembre le premier Comité Interministériel du Tourisme depuis 20 ans. Les membres du Gouvernement présents ont posé, à cette occasion, les bases d'une nouvelle politique de la France en matière de développement touristique pour la décennie à venir. Définissant une véritable stratégie nationale se déclinant en une cinquantaine de mesures, le Gouvernement a ainsi souhaité permettre à la France de conforter sa place de leader mondial et apporter une réponse aux événements qui ont perturbé l'activité touristique au cours de cette année. Les mesures de ce Comité Interministériel s'organisent autour de trois actions :
Accompagner et démultiplier les initiatives des acteurs économiques : - en mettant en place un plan de relance de la destination France grâce à un renforcement très sensible des moyens de Maison de la France (+ 40 % du budget alloué aux campagnes de promotion), - en créant une marque "France", afin que soit assurée une offre sécurisée et lisible à destination des clientèles nationale et étrangères, - en mettant en place un Plan Qualité France qui permettra de fédérer et d'assurer la cohérence de l’ensemble des démarches Qualité et de les promouvoir, - en adaptant et modernisant le cadre juridique : - incitation fiscale à l'immobilier de tourisme en zone rurale en vue de rééquilibrer les flux touristiques sur le territoire, - réforme de la taxe professionnelle pour les entreprises saisonnières qui se calculera désormais au prorata des jours d'ouverture et non plus mensuellement, - obligation faite aux gestionnaires des résidences de tourisme d'affecter, en priorité, 15% de leur parc construit ou rénové à l'hébergement des travailleurs saisonniers, - rédaction du Code du Tourisme, - simplification des procédures de classement des stations.
Organiser, en liaison avec les acteurs économiques, une régulation de l’activité touristique adaptée aux enjeux d’avenir - en rééquilibrant le tourisme sur le territoire par la relance du tourisme outre-mer et rural et en développant les filières (patrimoniale, culturelle, d'itinérance, d'aventure, de nature), - en renforçant la dimension solidaire et éthique du tourisme par une meilleure prise en compte de l'accès aux vacances des personnes en situation d'isolement (personnes handicapées, jeunes, familles démunies) et par la prise en compte du développement durable. Ces mesures sont illustrées, par exemple, par la normalisation du label "Tourisme et Handicap", par la modernisation du dispositif des bons-vacances ou par l'amélioration de l'offre pour les seniors.
Adapter le dispositif public - en renforçant le rôle de l'État en matière d'observation statistique, d'évaluation et d'impulsion afin que la France, dans un contexte international de plus en plus concurrentiel, conserve, grâce à l'adaptation de son offre touristique vers plus de qualité et de professionnalisme, sa place de leader et gagne des parts de marché, - en modernisant l'appareil de l'État, à l'occasion de la deuxième phase de la décentralisation afin de mieux répartir encore les compétences en matière de tourisme.
L'ensemble de ces mesures sera à l'ordre du jour de la première Conférence Nationale du Tourisme, instaurée par ce Comité Interministériel, qui se tiendra avant la fin de l'année. Léon BERTRAND, secrétaire d'État au Tourisme est le pilote de la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie en liaison étroite avec Gilles de ROBIEN, ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer. La France est la première destination touristique au monde avec 76,7 millions de visiteurs étrangers en 2002 ce qui place le secteur d'activité du tourisme au 1er rang des industries françaises, générant plus de 2 millions d'emplois directs et indirects. Le tourisme est donc bien, aujourd'hui comme demain, l'une des clés du développement économique et social de notre pays. Pour consulter le dossier de presse, cliquez sur le livre ci-contre...
Le Mont Blanc, troisième site touristique mondial Après les chutes du Niagara (Canada) et le mont Fuji (Japon), le Mont-blanc est le troisième site naturel le plus visité au monde. "Chaque année Chamonix accueille plus de trois millions de touristes, et la très grande majorité des alpinistes et randonneurs ne passent pas par chez nous et se débrouillent malheureusement tout seuls", constate une employée de l'office de tourisme. Au fil des temps, Chamonix est devenue la capitale mondiale de l'alpinisme, même si "son" Mont-blanc n'est pas vraiment à elle. En fait, le toit de l'Europe est à cheval sur la commune voisine de Saint-Gervais et sur la commune italienne de Courmayeur... TUI France passe un accord de distribution avec l’Alliance… TUI France devient actionnaire de Selectour Finances Lancé officiellement lors du prochain salon Top Résa, le voyagiste TUI France a signé le 17 juillet dernier un accord de distribution privilégié avec l’Alliance, structure qui regroupe aujourd’hui 1 074 agences de voyages des réseaux Selectour, Carlson Wagonlit, Frantour, Cit, Lusitania, Verney et Wasteels. Celle-ci souligne ainsi dans un communiqué qu’une priorité sera accordée dès la prochaine saison d’hiver 2003-2004 à la distribution des produits de la nouvelle marque TUI dont l’Alliance espère assurer environ 30 millions d’euros de ventes dès la première année (soit 30% du CA prévisionnel de TUI France). Les deux partenaires misent notamment sur une importante offre de départs régionaux pour arriver à ce résultat. Cet accord est en outre scellé par une prise de participation à hauteur de 5% de TUI France dans Selectour Finances (le reste du capital étant détenu par Selectour à 45,71%, Accor à 45,71% et Avis à 3,58%) et l’entrée dans l’Alliance du réseau JV Voyages (9 points de vente), filiale du groupe TUI. L’e-voyage d’affaires baigne dans l’électronique Pour bien voyager et gérer efficacement les voyages, le passager et le gestionnaire branchés doivent d’abord penser NTIC, traduisez “nouvelles technologies de l’information et de la communication”. C’est-à-dire une électronique toujours plus intelligente, puissante, légère, petite, mobile et agile. L’insidieux préfixe “e-”, pour “électronique”, s’infiltre partout. C’est ainsi que l’e-commerce, l’e-mail, l’e-procurement ou bien encore l’e-ticket font aujourd’hui partie du langage courant. Et encore, cette vogue n’est-elle que la partie visible de l’iceberg puisque l’électronique entre partout, mais sans toujours s’afficher. À tel point que l’on pourrait ajouter des “e-” dans presque tous les domaines du voyage, à commencer par l’e-contrôle d’identité, les e-notes de frais ou bien encore l’e-politique de voyages. En deux décennies, les voyageurs, les gestionnaires et les fournisseurs de voyages sont devenus, sans trop s’en rendre compte, des utilisateurs forcenés d’informatique et de télécommunications, emportés par les ondes électromagnétiques, autrement dit par le “tout sans fil”. De fait, le voyageur d’affaires se retrouve accessoirisé par toute une panoplie d’objets. Son ordinateur portable, qui remplit la fonction de bureau mobile, est devenu un “pocket PC”, un “ultraportable”, voire un “smart phone”… C’est-à-dire un objet toujours plus petit et plus intelligent. Tout comme son téléphone, évidemment connectable sans fil par la magie du “wi-fi”. Tous les lieux où passe le voyageur, qu’il s’agisse des gares ou des aéroports, sont truffés de bornes électroniques et de “hotspots”, ces bornes de réseaux radio-mobiles sur lesquelles on peut connecter, sans le moindre fil, n’importe quelle informatique portable. Dans les avions, l’Internet à haut débit a lui aussi fait son entrée. La connexion web s’effectue par infrarouge sur le serveur de l’appareil, connecté au satellite. Congrès et séminaires : plus du tiers du chiffre d'affaires du tourisme Selon France Congrès, association qui regroupe 47 villes de congrès en France, le tourisme d'affaires et de congrès contribuerait à 10 % de l'apport des 77 millions de touristes accueillis en France et à 35 % du chiffre d'affaires global du tourisme en France. Ce pourcentage a été dévoilé par l'association France Congrès lors d'une réunion nationale organisée à Antibes Juan les Pins sur le thème des enjeux du tourisme d'affaires. Pour mettre en avant ce résultat, l'association se base sur une méthode de calcul labellisée par l'Afac, un organisme de certification. Méthode reconnue par le secrétaire d'État au Tourisme. Le calcul prend en compte l'impact direct d'un palais des congrès (dépenses directes d'une manifestation dans l'économie locale), l'impact indirect établi à partir des dépenses de types hôtels, restauration, commerces et l'impact induit ou encore défini comme " boule de neige "
Un impact global estimé à 1,5 milliard d'euros Il emploie un coefficient multiplicateur élaboré par un centre de recherche scientifique de Genève. Avec cette méthode très rigoureuse, France Congrès estime que le tourisme d'affaires a engendré en 2001, 626 millions d'euros de retombées directes et indirectes, 958 ME de retombées induites. Et l'impact économique global peut être estimé à 1,5 milliard d'euros. Ce pactole explique la politique d'investissements menée la Côte d'Azur depuis des années et qui se poursuit comme l'illustre les projets d'extension de Palais des Congrès de Cannes et de Nice. La Côte d'Azur est la seule en France a avoir mis en place une Convention Bureau Tourisme d'Affaires dont la présence est assurée par Henri Ceran, ancien responsable de la Semec à Cannes. Advences déploie un moteur de recherche «tourisme» Nouveau moteur de recherche Internet dédié au voyage et au loisir, Allez.com déboule officiellement sur la Toile. Développé et hébergé par la société technologique Advences, qui a conçu de nombreux web d’agences de voyages, cette adresse recense les sites de plus de 5 000 professionnels du tourisme. Son trafic va jusqu’à 20 000 accès quotidiens, annonce ses concepteurs. Côté professionnels, Allez.com invite les entreprises à s’inscrire en ligne pour qu’elles soient référencées. Côté Internautes, Allez.com propose une recherche par mot-clé depuis la page accueil. Tel un Yahoo! du voyage, le site affiche alors une liste de sites correspondants à la requête, avec un lien direct, un descriptif succinct et une adresse e-mail afin d’écrire au fournisseur concerné. Nouvel accord de distribution pour le Club Med Le Club Med a signé lundi un nouvel accord de distribution de ses produits avec un partenaire extérieur, le réseau européen d'agences de voyage "Alliance du sud", dont les partenaires en France sont Selectour et Accor Travel Distribution. L'accord a été signé lundi avec le réseau Sélectour et Accor Travel Distribution (Frantour, Carlson Wagonlit Travel, Go voyages, etc.), les deux partenaires de l'Alliance en France. Un accord sera bientôt signé en Belgique avec les réseaux BBL et Carlson Wagonlit Travel, précise le Club. L'Alliance du sud, appelée en France Alliance tout court, est connue en Belgique sous le nom de Catena. L'Alliance du sud regroupe dans cinq pays européens (Belgique, Espagne, France, Italie, Portugal) quelque 2.450 agences de voyages réalisant un volume d'affaires de 4,7 millions d'euros. Créée l'an dernier, elle est destinée à mettre en commun des forces d'achat groupées ainsi que des moyens informatiques et des systèmes de réservation. Le Club Med a décidé d'ouvrir depuis la mi-avril ses stocks aux réseaux classiques de distribution. Des accords ont déjà été annoncés avec le réseau Afat voyages et le réseau Leclerc Voyages par exemple. Auparavant, le Club vendait directement les deux-tiers de sa production, le tiers restant étant vendu par Havas Voyages et quelques réseaux régionaux. Henri Giscard d'Estaing, PDG du Club Med, avait annoncé en décembre dernier l'intention du Club, en pleine phase de redressement, d'améliorer son réseau de distribution en province, tout en gardant ses relations avec Havas Voyages. Les croisières, prochain pari à bas prix de Stelios Haji-Ioannou Elles seront innovantes, moins luxueuses, plus courtes : les croisières qui devraient être lancées en mars 2004 par Stelios Haji-Ioannou, le fondateur d'easyJet, veulent révolutionner un marché dominé par des géants américains comme Carnival et Royal Caribbean. "Nous voulons ouvrir le marché des croisières à des gens qui ne peuvent pas se permettre de payer les prix actuels. Nos premiers prix seront de 10 livres sterling (14,5 euros) par nuit", expliquait mardi le président de la holding easyGroup, Stelios Haji-Ioannou, à Londres lors de la conférence "Cruise and Ferry 2003". "Les croisières ont été longtemps synonymes de luxe et d'expérience qu'on se paie une fois dans sa vie. C'est bientôt fini", poursuivait le patron d'easyGroup devant un parterre de croisiéristes et spécialites du tourisme. Comme tous les services de la galaxie easyGroup (avions avec easyJet, location de voitures avec easyCar, internet avec easyInternet), easyCruise est un concept révolutionnaire. "Comme pour toutes mes opérations, mon objectif est de proposer des prix inférieurs de 50% à ceux de nos concurrents", rappelle celui que tout le monde appelle Stelios, ajoutant : "Il y a toute une série de facteurs sur lesquels on peut agir, comme l'espace disponible dans une chambre à bord, le nombre de personnels embarqués, les taxes qu'on paie dans les ports..." Dans les navires d'easyCruise, le personnel devrait être ainsi limité à 50 membres d'équipage pour une clientèle embarquée de 400 passagers. "Les standards actuels dans le secteur sont d'un employé pour cinq passagers, nous descendrons à un pour huit. Les passagers paieront pour les services qu'ils veulent. S'ils veulent une chambre plus grande, ils paieront plus. S'ils veulent dîner ou assister à un spectacle, ils paieront au coup par coup", explique-t-il. Stelios Haji-Ioannou, qui a lancé en 1995 easyJet, a médité les enseignements de sa fructeuse expérience dans le secteur aérien et, plus récemment, dans la location de voitures : "Les clients, lorsqu'on leur donne le choix, préfèrent toujours payer moins, quel que soit le service qu'on leur offre en échange d'un prix plus élevé." Autre particularité d'easyCruise, les passagers embarqueront et débarqueront à leur guise dans l'un des ports du littoral méditerranéen qui seront desservis par les bateaux de croisière. Ils pourront ainsi embarquer à Nice pour descendre à Barcelone, puis prendre un avion pour aller à Ibiza : "C'est une autre façon d'envisager les croisières. Cela se rapproche plus d'un service de ferry amélioré et ouvre les croisières à une clientèle plus jeune et plus large." Stelios Haji-Ioannou s'est toutefois refusé à évoquer le parcours emprunté par ses bateaux à coque orange, couleur popularisée par la compagnie low-cost easyJet : "Il y aura sept à huit ports en Espagne, en France et en Italie", s'est-il borné à préciser avant d'ajouter que "dans un premier temps, easyCruise disposera d'un seul navire". Le lancement d'easyCruise, prévu pour Pâques 2004, devrait marquer un retour aux sources pour le patron d'easyGroup. Fils d'un riche armateur chypriote, ce solide gaillard de 35 ans au visage poupin a fait ses premières armes dans l'entreprise familiale, avant de fonder en 1992 sa propre compagnie opérant des super-tankers, Stelmar : "Elle est cotée en bourse depuis 2001. Je ne fais plus partie de sa direction. C'est mon boulot de créer une entreprise, de la faire fructifier, puis de la laisser voler de ses propres ailes", conclut celui qui se définit comme un "entrepreneur en série". Le tourisme de masse est confronté à des problèmes structurels Dans une étude récente, Goldman Sachs met par ailleurs le doigt sur de nouveaux risques structurels susceptibles d'altérer les fondamentaux du tourisme de masse, et par conséquent de nuire aux tour-opérateurs ayant misé sur l'intégration verticale pour maximiser leurs profits. Selon le broker, les « packages » (voyages tout compris) tendent à être de plus en plus concurrencés par des formules alternatives écartant le tour-opérateur. « La montée en puissance des compagnies «low cost», la tendance aux réservations tardives et l'utilisation accrue d'Internet permettent aux consommateurs de constituer eux-mêmes leurs propres packages en achetant séparément l'avion et l'hôtel », indique Goldman Sachs, ajoutant que, « dans 70 % des cas, cela revient 26 % moins cher » . A cela s'ajoutent des risques de pression sur les prix, conséquence d'un excès de capacité disponible pour la prochaine saison d'été, les voyagistes n'ayant, selon le broker, pas assez réduit leur offre. « Du fait de la tendance au «depackaging» et aux risques terroristes, la demande devrait être au final en baisse de 10 % cet été », poursuit Goldman Sachs. Pour le broker, la seule solution pour assainir le secteur serait la sortie d'un des acteurs. A cet égard, le fait que le TO en difficulté MyTravel, numéro deux en Europe, progresse dans la renégociation de sa dette est un bon point pour lui, mais une assez mauvaise nouvelle pour les autres acteurs." L'agence de voyages nourrit-elle encore son homme ? Marcel Lévy En constatant que le marché était loin d'être favorable à ses adhérents, l'APS est venu grossir le lot des acteurs conscients que la saison 2003 sera difficile. Plus inquiétant : le phénomène de l'arrêt volontaire (cessation des activités simples) d'agences de voyages semble se développer. Forte des observations économiques de ces derniers jours, l'APS a donc décidé de renouveler pour la seconde année consécutive, toute une série d'aides techniques censées faciliter l'arrivée de jours meilleurs. Première proposition, la mise en place d'une permanence "Spécial Conjoncture" qui, autour du Secrétaire Général et du Fondé de Pouvoir, répondra aux questions pratiques des adhérents. La mise en place d'un observatoire est la seconde mesure proposée par l'APS. Une idée intéressante mais dont l'impact devrait être très faible. L'absence de mesure réelle et efficace, l'individualisme des entreprises et le manque de repères visibles, ne permettront pas de tirer des conclusions réalistes et justes. Dans la même veine, l'APS souhaite collecter les informations économiques transmises par ses adhérents. L'idée étant à terme de dresser un observatoire économique de la profession et de peser sur les partenaires publiques lors de prochaines rencontres. Là aussi, le vœu est généreux, mais la réalité se frottera très vite à l'absence de repères permettant une réelle analyse de la situation. Une analyse prudente A l'occasion de l'annonce de ces mesures, l'APS a donné une première vision des résultats économiques de ces derniers mois. Alors que le premier et deuxième trimestre 2002 laissaient supposer que l'on reviendrait à une certaine normalité, les défaillances financières semblaient repartir de manière plus conséquente au cours du troisième et quatrième trimestre. Indépendamment des agences se heurtant à ce type de difficultés (liquidation ou redressement judiciaire) on a pu observer que le phénomène de l'arrêt volontaire (cessation des activités simples) d'agences de voyages semble se développer. En effet, si l'on compare les 3 derniers mois de 2002, on observe que 11 agences de voyages ont arrêté leurs activités contre seulement 5 dans les trois derniers mois de 2001. Pour les trois premiers mois de 2002, l'APS avait enregistré 10 cessations d'activité contre 16 pour les trois premiers mois de l'année 2003, soit une augmentation de 60%. Ce phénomène est jugé inquiétant car ces cessations d'activités touchent le plus souvent des petites agences (notamment des agences réceptives) récemment créées, principalement par des jeunes et, pour la majorité, à caractère familial. En détaillant la situation pour les autres groupes professionnels (TO, réceptifs…) l'APS ne peut que constater l'existant, se bornant à valider l'adéquation évidente entre la crise et la fragilité du marché. Solidarité (Pascal Pagnoux) Les compagnies américaines sont à poil, on l'a vu. Elles perdent neuf milliards de dollars. Est-ce une manifestation de solidarité ? Une agence américaine programme un vol nudiste au mois de mai entre Miami et Cancun (voir ci-contre). En mai, fais ce qu'il te plaît, dit-on. Dès que l'avion aura atteint sa vitesse de croisière, les passagers pourront non seulement détacher leurs ceintures mais aussi enlever leurs vêtements. On se demande un peu où ils les mettront d'ailleurs car, lorsque dans un avion, vous voulez enlever votre veste, vous avez déjà du mal à la caser. Parfois il y a une mini-patère sur la tablette devant vous mais dès que le repas arrive et que vous devez la baisser, il faut vous réorganiser de fond en comble. Et on ne parle là que d'une veste. S'il faut rajouter la chemise, le pantalon, le slip et les chaussettes et, en version féminine, la jupe et le soutien-gorge, je ne vous raconte pas le tableau ! En outre, dans les avions, les passagers en général ne se parlent pas, comme effrayés par la promiscuité physique avec quelqu'un qu'ils ne connaissent pas. Et ils sont habillés ! Alors nus... On imagine également les contorsions du passager hublot pour enjamber ses voisins afin d'aller aux toilettes et la file d'attente, dans le couloir pour se rendre aux dites toilettes sous le nez des passagers du fond, genre "n'ayons l'air de rien. Toute ceci est parfaitement normal". Ceux qui comptent se rincer l'oeil ne doivent pas perdre de vue, en tout cas, qu'un Américain sur trois est obèse et qu'il n'y a aucune raison que ce taux ne se reproduise pas chez les nudistes. Ah comme on aimerait que le dessinateur Dubout soit encore parmi nous pour croquer ce genre de scènes croquignolettes !
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