Mobilisation contre l'exploitation des enfants dans le tourisme sexuel
Une circulaire, parue le 31 août au journal officiel de l'Education Nationale, attire l'attention des recteurs d'académies sur l'importance, pour les étudiants en tourisme et hôtellerie, de se mobiliser contre ce fléau... Lire la circulaire

Top Résa
Offre "Formation" de la FFTST
Dans le cadre de TO Résa, la FFTST organise la visite du salon pour les professeurs/formateurs et enseignants en tourisme. Utilisez nos liens pour télécharger les formulaires d'inscription indispensables à l'obtention des précieux sésames :
- professeurs/formateurs,
- étudiants

Salon Mondial du Tourisme 2006
Producteurs et distributeurs changent la donne
Le client change, les professionnels adaptent leur stratégie. Si le Salon Mondial du Tourisme dévoile en avant première les nouvelles tendances de comportement des acheteurs, il annonce aussi les grands virages qui s’amorcent dans la profession.
En témoigne l'édition 2006 qui préfigure avant l'heure des politiques mises en place par les tour-opérateurs comme les réseaux de distribution.
Avec deux tendances bien marquées cette année. Pour les producteurs : renforcer toujours plus les contacts directs avec le client. Pour les distributeurs : clarifier les partenariats et la visibilité de l’enseigne.

Distributeurs : épurer ou densifier, à chacun sa tactique
Les trois distributeurs historiquement présents au Salon Mondial du Tourisme augmenteront cette année de 10% leurs surfaces d'exposition en suivant des routes diamétralement opposées :
Voyages Carrefour persiste et signe dans sa nouvelle politique de marques. Le réseau de la grande distribution « ne propose pas seulement des prix imbattables, il rend les griffes de voyagistes connus accessibles au plus grand nombre » martèle Isabelle Cordier, la directrice du réseau. Au Salon Mondial du Tourisme, Voyages Carrefour agrandit sa surface de 26% (70 m2 au lieu de 56 m2 l'an dernier) en offrant une tribune de choix aux partenaires qui signent désormais ses brochures : Bennett, Kuoni, Look Voyages, Marmara et Vacances Transat.
Thomas Cook à l'inverse, se recentre cette année sur sa production maison – les Voyages Thomas Cook. En 2006, le réseau intégré ne mettra pas en place de corner pour ses T.O. partenaires à l’exception du Club Med, son partenaire le plus historique et emblématique : le Club Med qui lui est fidèle depuis 40 ans. Mais pour la première fois aucun "corner" ne marquera la présence physique des autres TO partenaires. "Ce qui ne nous empêchera pas de vendre leurs produits" affirme Karen Bossard, Responsable salon du réseau. Une volonté de se concentrer sur l'essentiel, qui selon la jeune femme "est la conséquence de la nouvelle détermination des TO, très forte cette année,  à vouloir jouer solo".
Afat Voyages enfin, joue à fond la carte du partenariat cette année. Le réseau volontaire double sa surface d'exposition au Salon Mondial du Tourisme (150 m2 au lieu de 80 l'an dernier) et plutôt que d'associer quelques partenaires sous les couleurs d’Afat Voyages, il innove cette année avec un espace ultra printanier, "Les jardins d'Afat Voyages". Cet espace décline grandeur nature les enseignes bien identifiées de Costa Croisières, Aqua Privilèges, Emeraude Voyages, Fram, Havanatour, Kuoni, Ollandini, Lagrange, Look Voyages, Neckermann,Royal Tours et STI Voyages. Transformé en jardin croulant sous les fleurs et les plantes tropicales, les kiosques seront tenus par un duo agent de voyages Afat et conseiller du voyagiste partenaire.

Tour-opérateurs : multiplier, affûter les contacts directs avec le Grand Public
Grands généralistes ou multi-spécialistes, T.O. de niches, quelle que soit la cour dans laquelle ils jouent, les tour-opérateurs intensifient plus que jamais cette année leurs contacts directs avec le public au Salon Mondial du Tourisme avec une visibilité bien plus distincte de leurs marques et de leurs équipes.
Les grands généralistes, Nouvelles Frontières, Fram, Jet Tours, conscients des attentes des clients et des énormes enjeux d'une communication plus directe, affirment leur présence au Salon Mondial du Tourisme 2006. En leader incontesté dans tous les domaines, Nouvelles Frontières occupera le plus grand espace (140 m2) avec un dispositif complet en personnel conseil et documentation.
Les grands multi-spécialistes, Donatello, Marsans/Transtours qui ont choisi à nouveau d’exposer à titre individuel au Salon Mondial du Tourisme 2006 utiliseront l'image forte des destinations fétiches qui ont fait leur notoriété, pour mieux faire connaître au public leurs diversifications réussies.
Les T.O de niche déploient au Salon Mondial du Tourisme, des trésors d'inventivité pour bien marquer leur différence. Qu'ils soient spécialistes « Aventure » (le groupe Point Afrique et ses six filiales ACABAO, Adéo, Chemins de Sable, Secrets d’Afrique, Sports Afrique/ Zig Zag/…), férus de "Plongée (Ultramarina…), de "Culture" (Clio, Arts & Vie,…), organisateurs de "Safari" (Objectif Nature, Vie Sauvage, Karibu Safari…), ou pourvoyeurs d'expériences "Nature " (Grand Nord/Grand Large/ Fleuves du Monde/ Vie sauvage…), tous chercheront à se démarquer de la concurrence avec des stands exclusifs apportant un regard très pointu sur leurs spécificités.
Tours-opérateurs et réseaux de distribution occuperont cette année 17% des surfaces du Salon Mondial du Tourisme (vs 18% en 2005). 

Partenariat ATH / Aéroport de Nice Côte d'Azur
Une convention de partenariat entre l'Association nationale Tourisme & Handicaps et l'aéroport de Nice Côte d'Azur a été signée le 19 septembre. Cette convention est une concrétisation supplémentaire de la démarche qualité engagée depuis plusieurs années par l'aéroport. D'autre part, c'est une opportunité irremplaçable pour l'Association Tourisme & Handicaps d'étudier "in situ" les éléments d'un cahier des charges qui pourraient permettre la labellisation d'une plate-forme aéroportuaire.
Madame Annette Masson, Présidente d'ATH, et Monsieur Bernard Fleury, représentant le Président de la Chambre de Commerce de Nice Côte d'Azur, ont donc paraphé une convention qui facilitera l'application d'un plan d'actions formalisé grâce à des audits conjoints de la plate-forme. Messieurs Didier Monges et Michel Rinaldi, de l'aéroport de Nice, ainsi que les représentants régionaux du GIHP et de l'APF ont assisté à la cérémonie organisée dans l'enceinte aéroportuaire. Nul doute que cette collaboration (originale en Europe) ne permette à l'aéroport de Nice d'être encore plus à l'écoute d'une clientèle à besoins spécifiques.
Il faut rappeler que celle-ci, évaluée à 7 millions de personnes en France, 35 millions en Europe, voyage peu par contrainte, les informations quant aux sites accessibles étant restreintes. Par ailleurs, une meilleure accessibilité aux handicaps ne peut que favoriser l'accueil de clientèles telles que les seniors ou les familles.

Une tête de Turc
Décidément, le groupe turc Ten Tour semble avoir du mal à trouver des avions qui volent en toute sécurité. En mai dernier, il y a eu le micmac Onur Air. Cette compagnie, filiale du groupe, s'est vue interdite de vol en France à la suite de problèmes rencontrés dans d'autres pays européens, notamment aux Pays Bas.
Le dernier week-end du mois d'août, nouvelle alerte. Cette fois-ci, c'est un avion de Fly Air qui est bloqué à Paris : toujours pour non respect des conditions de sécurité. Qui est l'affréteur ? Mediades, c'est à dire... la filiale en France de Ten Tour !
Voilà un bien étrange concours de circonstance. Soit Ten Tour n'a vraiment pas de chance, soit il n'apporte pas tout le soin qu'il faudrait à la maintenance des avions, soit la DGAC a pris Ten Tour comme tête de Turc... On aimerait savoir quelle est la bonne réponse, cela peut être important pour les centaines de milliers de français qui se rendent chaque année en vacances en Turquie.

2004 : une année d'exception ?
L'Organisation mondiale du Tourisme a fait paraître son "baromètre" 2004. Bien sûr, tout est à relativiser car l'année 2004 s'est terminée en Asie par une catastrophe épouvantable. Il est indéniable cependant que le tourisme, en 2004, a connu sa meilleure année depuis 20 ans. La croissance du secteur touristique a atteint l'an dernier 10 %, avec deux régions qui ont connu des hausses supérieures à 20 % :
- L'asie (+ 29 %), mais il faut dire que l'année 2003 avait été marquée par le SRAS,
- Le moyen orient (+ 20 %), avec de nouvelles destinations touristiques, comme Dubaï.
Les prévisions pour 2005 apparaissent bonnes également
Lire le rapport.
En France, une année noire pour l'APS
Alors que le nombre d'adhérents ne fait que croître (l'objectif de 3000 devrait être atteint en 2007), 2004 aura vu l'APS intervenir dans 120 défaillances ; un (mauvais) record. Ainsi, l'APS aura dû faire voyager l'an dernier 5000 clients (il n'y en avait que 10000 en 4 ans, de 2000 à 2003).

Y a-t-il un pilote dans l'avion ?
La ligne Orly-Agen a été attribuée à l'école d'aviation portugaise Aerocondor (en même temps que les 2,5 millions d'euros de subventions annuelles). Le problème est que cette école d'aviation n'a ni avion ni personnel ni savoir-faire pour exploiter une ligne commerciale !
Elle s'est donc tournée vers une compagnie danoise qui elle-même a sous-traité à d'une compagnie lithuanienne. Au bout de dix jours, l'avion est tombé en carafe... Les lithuaniens sous-traitent actuellement, pour assurer la ligne, un avion anglais...

Que se passerait-il, en cas "d'incident majeur" (euphémisme)... Entre les français, les portuguais, les danois, les lithuaniens, les anglais, qui serait responsable ? Une chose semble à peu près sûre, c'est la législation lithuanienne qui devrait s'appliquer... sur la ligne Orly-Agen !
Vive l'Europe et surtout vive la France car la subvention  de 2,5 millions d'euros a bien été entérinée... par la DGAC ! Au fait qu'en pensent les ministres du Tourisme et des Transports ? Il me semble qu'ils s'étaient beaucoup impliqués, après le crash de Flash Airlines, dans la mise en place d'un label "Bleu" pour les avions "aptes" à être utilisés en France.
Nous suggérons la mise en place rapide d'un label "multicolore" qui choisirait comme logo... un caméléon !

Enfants d'Asie
Le succès de notre pétition en ligne s'annonce éclatant puisque nous dépassons les mille signatures à mi-parcours, alors que c'était notre objectif final. Une première analyse nous permet cependant de tirer d'intéressantes conclusions.
Le nombre de signataires nous ravit. Nous avons recueilli des témoignages fort intéressants de touristes qui nous disent avoir eu honte de côtoyer, au cours de leurs voyages, des "gens" aux intentions fort condamnables. Les "quidam" qui nous ont accordé leur signature nous ont fait part de leur honte que de telles pratiques puissent exister.

Parmi les professionnels, nous tenons à féliciter certains voyagistes qui se sont engagés dés le début à nos côtés : Kuoni, le groupe 'Tourisme Moderne', Protour Valadou Mottet... Voilà de grands noms du tourisme pour lesquels "l'Ethique" a une réelle signification. Très vite, aussi, des agents de compagnies aériennes se sont manifestés... Les distributeurs répondent également à notre appel, tels American Express (Genève), Croisivoyages (Strasbourg), Ile de Beauté Voyages (Porto Vecchio), Prado Voyages (Marseille), Sélectour Bleu Voyages (Lyon), Voyages Bouscarle (les Pennes), Voyages Négroni (Bastia)... Amis visiteurs qui voulez acheter un beau voyage, vous savez où trouver des gens "bien" !
Nous avons été étonnés de l'absence de réaction de la presse professionnelle (que nous avions pourtant tenue informée). Si rapide à retransmettre les "promos" des opérateurs, elle se fait parfois trop discrète lorsqu'il s'agit de problèmes de société. Heureusement, nous avons eu de bons contacts "radio" et TV, qui devraient nous permettre bientôt de donner un "second souffle" à notre opération.
Par ailleurs, plusieurs offices de tourisme et une compagnie d'autocars ont été parmi les premiers signataires de notre pétition : bravo !

Voici la synthèse à ce jour d'Enfants d'Asie. Merci à tous de votre soutien et relancez votre carnet d'adresses pour signer la pétition. Les réticences que nous avons rencontrées par-ci par-là montrent mieux qu'un long discours que, lorsqu'une personne ou une organisation accepte de voir son nom publié sur Internet, c'est qu'elle prend le risque de s'engager devant tous.
Nous sommes à ma connaissance l'un des seuls sites internet "Tourisme" à être indépendant. Nulle bannière sur ce site ; c'est pourquoi nous avons plaisir à citer les noms des professionnels qui nous épaulent : nous ne leur demandons rien d'autre que de dire "Au XXIè siècle, Il est temps d'arrêter ce scandale!"

L "e-indice 2004" est paru
etourismenewsletter a précisé les notes obtenues par les sites français du tourisme (TO et agences en ligne). Sur les 59 sites expertisés, seuls 16 obtiennent plus de la moyenne sur une grille d'analyse comportant plus de 600 critères :

 

1
 expedia.fr
6.54
2
 voyages-sncf.com
6.02
3
 opodo.fr
5.99
4
 ebookers.fr
5.87
5
 thomascook.fr
5.71
6
 travelprice.com
5.70
7
 lastminute.com
5.68
8
 anyway.com
5.65
9
 vivacances.fr
5.51
10
 promovacances.com
5.49
11
 directours.fr
5.27
12
 karavel.com
5.20
13
 lathalasso.com
5.18
14
 odysia.fr
5.08
15
 nouvelles-frontieres.fr
5.07
16
 govoyages.fr
5.01

On retrouve sans grande surprise en tête les sites les plus "expérimentés", mais ces résultats sont un peu décevants : ils montrent que la qualité générale des sites français progresse peu. Lire les résultats complets.

Cendant renforce sa position en achetant e-bookers
Le groupe américain de tourisme Cendant, propriétaire notamment des marques de location de voitures Avis et Budget, va renforcer sa position sur le segment des voyages en ligne en rachetant le Britannique e-bookers pour 404,3 millions de dollars après avoir repris Orbitz en septembre.
Après s'être déjà offert fin septembre la société Orbitz, spécialiste du voyage en ligne, pour environ 1,25 milliard de dollars, Cendant a proposé jeudi aux actionnaires de l'agence de voyage en ligne britannique e-bookers 320 pence en cash contre chacune de leurs actions, selon un communiqué commun des deux sociétés.

L'opération, autorisée jeudi par les conseils d'aministration respectifs, devrait être finalisée au premier trimestre 2005. Elle devrait être "neutre" sur les résultats de Cendant en 2005 mais devrait avoir un impact favorable sur son bénéfice par action en 2006 à hauteur de 2 à 3 cents, selon le communiqué. E-bookers, présent dans treize pays et spécialisé dans les voyages moyens et longs courriers en Europe, était depuis quelques mois à la recherche d'éventuels repreneurs. Cette nouvelle acquisition assoit la position de Cendant face à son concurrent InterActiveCorp, le géant du commerce électronique détenu par le magnat Barry Diller, qui exploite notamment les sites Expedia.com et Hotels.com. Elle lui permettra de "profiter des opportunités de croissance d'un marché européen du voyage en ligne en forte croissance", souligne le PDG de Cendant, Samuel L. Katz.

"De récentes études montrent que les réservations de voyages par internet en Europe représentent moins de 10% des réservations totales, contre plus de 30% aux Etats-Unis", explique-t-il. Cendant, basé à New York, emploie 90.000 personnes dans le monde et souhaite s'appuyer sur les activités d'e-bookers, présent dans treize pays, pour les développer en les combinant à ses offres d'hôtels et de location de voiture. Sa division voyages compte 5.000 personnes réparties dans 116 pays. Elle utilise le GDS Galileo et possède notamment des chaînes hôtelières (Trust, Thor, Wizcom et Neat group) et des agences de voyage en ligne (Orbitz, CheapTickets.com, Lodging.com, HotelClub.com et RatesToGo.com). E-bookers emploie 1.800 salariés. Il est engagé dans un plan de réduction de ses coûts qui l'a conduit à délocaliser une partie de ses bureaux vers New Delhi, en Inde, où quelque 950 personnes travaillent aujourd'hui pour lui. L'accord prévoit également que le PDG d'e-bookers, Dinesh Dhamija, quitte son poste une fois l'acquisition finalisée, au premier trimestre 2005. Il restera toutefois disponible auprès de Cendant, comme consultant.

Trafic aérien : croissance "effrénée" en octobre, selon l'Iata
Le trafic aérien international de passagers a augmenté de 10,8% en octobre par rapport au même mois de 2003 et de 16,9% sur les dix premiers mois de l'année, a annoncé mercredi l'Association internationale du transport aérien (Iata).
"Malgré un environnement économique négatif et l'évolution incertaine des prix du pétrole, le trafic international croît à une vitesse effrénée", observe le directeur général de l'Iata, Giovanni Bisignani, cité dans un communiqué. "Malheureusement, la croissance du trafic et la rentabilité ne vont pas toujours de pair et nous prévoyons toujours une perte de plus de 4 milliards de dollars pour le secteur cette année", ajoute-t-il.

M. Bisignani se félicite cependant de ce que la chute du dollar incite les touristes à se rendre aux Etats-Unis, à un moment où les compagnies aériennes américaines réorientent précisément leurs activités vers les lignes internationales, plus rentables que les vols intérieurs. En même temps, la chute du billet vert amortit la facture pétrolière des compagnies non-américaines, dont la monnaie se renforce, souligne-t-il. L'Iata rassemble 270 compagnies aériennes qui représentent 95% du trafic mondial.

RIU débarque chez TUI

La chaîne hôtelière rachète 17,3% du leader européen
Un consortium espagnol mené par la chaîne d'hôtels Riu a acquis mercredi 17,3% du leader européen du tourisme, l'allemand TUI, à la faveur d'un désengagement du principal actionnaire, la banque WestLB, qui met fin à plusieurs mois de spéculations sur l'avenir du groupe.La banque publique allemande a vendu l'intégralité de ses 31,3% à la Deutsche Bank, officiellement pour "un prix raisonnable". Selon une source informée, cela dépasserait la valeur de 930 millions d'euros qui était enregistrée dans ses comptes.
Deutsche Bank a immédiatement revendu les titres. Riu, basé à Majorque et selon les sources deuxième ou troisième groupe hôtelier espagnol, a ainsi acquis en propre une part de 10%.
Ses alliés au sein du consortium, la banque Caja de Ahorros del Mediteraneo (CAM) et la chaîne d'hôtels Grupo de Empresas Matutes, ont pris respectivement 4,9% et 2,4% supplémentaires.
Les 14% restant ont été placés auprès d'investisseurs institutionnels européens et américains. Cette opération "lève les incertitudes des marchés", s'est félicité le patron de TUI, Michael Frenzel.
L'annonce a d'ailleurs provoqué une chute du titre à la Bourse de Francfort, où TUI accusait l'un des plus forts reculs de l'indice vedette Dax (-1,19% à 16,55 EUR vers 12h00 GMT).


Riu, partenaire de longue date de TUI
Le dispositif retenu devrait en effet mettre un terme aux rumeurs d'OPA. Pour satisfaire à la législation allemande, une telle opération aurait été obligatoire si un acheteur avait dépassé seul le seuil de 30% du capital de TUI."Cela a influencé les actionnaires qui avaient acheté des titres en raison des spéculations sur une OPA", a expliqué un courtier.
Celles-ci avaient culminé l'été dernier avec la montée jusqu'à 10,1% dans le capital de TUI de la banque américaine Morgan Stanley, qui faute d'expliciter ses motivations avait été soupçonnée d'agir en sous-main en vue d'un raid hostile.
TUI n'avait alors rien fait pour enrayer ces rumeurs. Elles tombaient, il est vrai à point nommé, pour doper le cours de l'action, menacée d'expulsion de l'indice vedette Dax pour cause de capitalisation insuffisante. Et l'affaire s'était plus ou moins dégonflée mi-septembre, quand Morgan Stanley était repassée sous le seuil de 5% du capital.
Restait encore pour TUI à trouver un actionnaire à son goût pour remplacer la WestLB. La banque, qui avait toujours jusqu'alors appuyé les choix stratégiques de Michael Frenzel, voulait sortir du capital "si possible" avant fin 2004, dans le cadre d'un grand ménage dans ses participations censé renflouer ses caisses après deux énormes pertes annuelles.

"Riu n'est pas un investisseur financier impatient..."
Pas étonnant dans ce contexte que Michael Frenzel qualifie d'"excellente" solution l'entrée au capital du consortium emmené par Riu, tandis que le patron de WestLB, Thomas Fischer, estime avoir remis ses parts "en des mains responsables".
Riu est en effet un partenaire de longue date de TUI : les deux groupes détiennent en commun Riu II, la société chargée de l'administration des hôtels portant l'enseigne de la chaîne espagnole, ainsi que la société patrimoniale Riu Hotels, qui regroupe les établissements dont Riu est propriétaire.
"Le groupe Riu n'est pas un investisseur financier impatient", a commenté la banque régionale LRP dans une note, "il pourrait participer en tant que partenaire stratégique à l'activité opérationnelle".
Et pour Michael Frenzel, c'est surtout une quasi-garantie de ne pas se voir mettre trop de bâtons dans les roues dans l'avenir en matière stratégique.

Mieux rémunérée et... moins chère !
Le forfait "frais de dossier" varie de 5 à 70 euros selon le type de voyage et le mode de réservation. Mais certains réseaux d'agences de voyages ont d'ores et déjà affirmé qu'ils ne s'aligneraient pas sur cette grille qui selon eux ne permet pas des revenus "viables". Le réseau Afat Voyages (758 points vente) propose à ses adhérents d'autres outils de calculs et critères qu'Air France.
"Tous les tarifs vont baisser", affirme Fréderic Alory, responsable à Air France des ventes en agences, sans dire qu'ils baisseront du montant de l'ancienne commission. "Le basculement se fera ligne par ligne, tarif par tarif, selon la concurrence", a précisé M. Alory.
Bruno Matheu, directeur général d'Air France, a déclaré le week-end dernier que le changement de système n'entraînerait pour le client "pas d'augmentation sur au moins un canal de distribution" en direct (agences, site internet ou centres d'appel Air France).
Les professionnels craignent que ce "canal" soit l'internet, ce qui les desservirait. Mais Air France dément et a affirmé jeudi qu'il s'agirait probablement de la vente en agences Air France. La crainte des agences, c'est que la compagnie, en vendant en direct (25% de ses ventes totales actuellement) à des conditions inférieures, ne leur fasse concurrence pour favoriser et développer son propre réseau.

Les agences accusent AF de vouloir gagner de l'argent à leurs dépens
Les agences accusent aussi la compagnie, en supprimant la commission, de vouloir gagner de l'argent à leurs dépens. "Nous avions tous compris que les recettes d'Air France n'allaient pas changer, mais ce n'est pas le cas", dit Jean-Pierre Mas, président d'Afat Voyages.
"La fin des commissions va enrichir Air France car ses tarifs ne vont baisser que partiellement". Sur un billet long courrier affiché 2.000 euros, dit-il, Air France verse aujourd'hui 7% de commission, gagnant donc 1.860 euros. Après le 1er avril, Air France pourra vendre sur son site internet ce billet avec des frais de 20 euros, encaissant donc 1.980 euros, soit 120 euros de mieux.
"Air France n'est pas la seule compagnie", prévient J.-P. Mas, alors que les agences annoncent désormais vouloir vendre des vols de compagnies "low cost". En attendant, elles recevront d'Air France des compensations provisoires prévues par l'accord avec le Snav.

Alpilles Voyages lance la ''stimulation cognitive''

un produit dans l'air du temps...
Alpilles Voyages est sur le point de lancer un produit innovant et original à forte valeur ajoutée : "stimulation cognitive". Il s'agit d'un forfait destiné aux seniors qui connaissent des troubles de mémoire et complètement "packageable" par l'agence de voyages.
En vieillissant, nos capacités diminuent. Le cerveau perd des neurones, c’est écrit dans nos chromosomes : la mémoire flanche.
Nous nous souvenons de nos premiers printemps, mais nous perdons souvent nos clefs, et n’enregistrons plus le dernier numéro de téléphone. Arrivé dans la voiture, on s'aperçoit qu'on a oublié le portable au bureau, on le cherche et on ne sait plus où on l'a laissé... est-ce grave, docteur ?
Stimulations, un produit original et innovant de "stimulation cognitive", lancé par Alpilles Voyages, apporte des outils et une réponse efficace pour relever ce défi.
"Il s'agit, rappelle Philippe Beissier, patron d'Alpilles Voyages, d'un nouveau produit à forte valeur ajoutée destiné à une clientèle senior. Il est destiné principalement à remédier aux situations de stress et de surmenage qui sont le lot de tout un chacun..."
Un produit entièrement "packageable"
Le package consiste en une semaine de séjour en pension complète dans un hôtel-club à Marrakech. Des séances et exercices mnémotechniques ont lieu le matin suivis par des ateliers pratiques l'après midi.
Suivis par une équipe médico-psychologique ( 2 personnes par groupe de 15 "curistes"), les participants profitent à plein du séjour avec des excursions et des visites qui, elles-mêmes, serviront de base à d'autres exercices... et la boucle est bouclée.
"Nous commercialiserons en phase de test ce produit dans nos 4 agences, explique Ph. Beissier. Ensuite, il pourrait être étendu à l'ensemble du réseau Afat Voyages." Outre son originalité et son "opportunité", la "stimulation cognitive" présente un double intérêt : la possibilité pour l'agence de le packager (transport et hôtel) entièrement et une forte valeur ajoutée de l'ordre de 15 à 20%

La commission "0" fait école
On pouvait s'y attendre... Après les transporteurs aériens, c'est au tour des loueurs de voiture d'appliquer des commissions "0". Après Avis, Europcar vient d'annoncer qu'elle va arrêter de rémunérer les agences de voyages (commissions et super commissions) sur les tarifs négociés en direct avec les entreprises.
A quand les chaînes hôtelières ?

Les low cost dans la tourmente ?
On pensait le modèle low cost plus apte à affronter les difficultés que connaît actuellement le transport aérien. Cela est vrai pour l'Europe, avec de bons résultats pour EasyJet et Ryanair. En Amérique, la situation n'est pas la même, semble-t-il. Dans la même semaine, on apprend que :
- WestJet, au Canada, connaît une baisse de 35 % de son bénéfice net au 3ème trimestre. Pour se redresser, la compagnie s'équipe progressivement de Boeing 737-700, plus économes en carburant (d'un bon tiers )que ses 737-200.
- ATA, dixième compagnie américaine, s'est placée sous la protection de la loi sur les faillites. Pour récupérer de l'argent frais, la compagnie est en pourparlers avec Air Tran, à qui elle envisage de céder ses liaisons au départ de Chicago, Washington et New York-La Guardia.

Cuba interdit le dollar US
A partir du 8 novembre, le dollar sera systématiquement remplacé par ce peso convertible, qui n'a de valeur que sur l'île, tandis que le peso cubain, le plus courant, qui s'échange, lui, à 26 pesos pour un dollar, continuera d'être exclusivement réservé au marché interne pour Cubains, fortement subventionné.
Le dollar américain sera frappé d'une taxe de 10% lors de sa conversion mais
l'euro, la livre sterling, le dollar canadien et le franc suisse continueront d'être acceptés et échapperont à cette taxe de 10%. Cela aura vraisemblablement comme conséquence que les envois des émigrés cubains et l'argent apporté par les touristes appartiendront à ce groupe de devises.

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