Charters : un "label sécurité" pour les voyageurs et de nouvelles conditions d'annulation pour les clients
La France a décidé de créer un "label sécurité" des compagnies charter utilisées par les voyagistes, après la catastrophe aérienne de Charm el-Cheikh, une mesure qui pourrait être étendue à l'ensemble de l'Europe. C'est l'une des principales conclusions de la réunion du Ministère des transports avec les TO.
Gilles de Robien avait réuni vendredi dernier les professionnels du secteur pour leur demander un effort de sécurité et de transparence concernant les charters, après la catastrophe de Charm el-Cheikh.
Parmi les mesures envisagées, ont été mises en exergue l'amélioration de l'information des consommateurs qui passera notamment par un "label" pour les chartéristes.
Selon le ministre, ce label sera délivré à la suite d'audits externes des compagnies qu'elles financeront elles-mêmes, et qu'il devra être généralisé d'ici trois ans. Il permettra d'identifier celles offrant les meilleures garanties de sécurité.
Actuellement, 70% des vols charters utilisés en France sont assurés par des compagnies extra-européennes, selon les voyagistes. "Toute compagnie extra européenne qui voudrait pénétrer le marché français des tours-opérateurs devra justifier de la réalisation de ce travail d'audit et du respect de ce label", a-t-il averti.

Une "liste blanche" des compagnies
Un groupe de travail va être constitué entre la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), la Direction du tourisme, les représentants du Syndicat national des agences de voyage (SNAV), de l'Association des tours-opérateurs CETO, et des compagnies d'assurance, afin de définir les modalités de ce label.
Avant trois ans, une "liste blanche" des compagnies qui auront reçu ce label sera établie, a souligné le ministre. Et, "pour ne pas isoler la position française", Gilles de Robien a précisé qu'il avait pris rendez-vous pour le 21 janvier avec la commissaire européenne aux Transports Loyola de Palacio, pour "étudier comment cette idée d'un label français pourrait devenir label européen".
Vis-à-vis du client des voyagistes, un effort de transparence devra être fait, a souligné le ministre. "Nous sommes tombés d'accord à l'unanimité sur la nécessité de mieux informer les clients sur les noms des compagnies aériennes qui assurent leur transport", a indiqué le ministre.


Conditions d'annulation : refus de la compagnie par le client
En cas de modification de dernière minute, tout devra être fait pour que le client soit informé du changement et du nom de la nouvelle compagnie. Dans un premier temps -trois ans au maximum-, il sera simplement recommandé aux tours-opérateurs d'informer ses clients sur les compagnies charter utilisées, mais ensuite, cela deviendra une obligation.
Le ministre a également demandé aux professionnels de réfléchir à la possibilité d'intégrer parmi les conditions d'annulation du voyage, le refus éventuel du client de voyager sur une compagnie qui ne ferait pas partie des compagnies ainsi labellisées.
"Nous allons nous associer totalement avec les organismes de contrôle concernés pour définir une liste de compagnies utilisées", a déclaré le président du CETO, René-Marc Chikli, promettant d'inscrire les noms de ces compagnies "le plus rapidement possible dans nos brochures".
"Nous avons trouvé une voie pour calmer les esprits et continuer à utiliser les charters, qui sont indispensables à notre métier", a-t-il estimé.

Mary Poppins
Les Américains sont nerveux et ils ont le doigt sur la gâchette. Or on voit dans les westerns que quand les Américains ont le doigt sur la gâchette, il est vivement conseillé de marcher à l'ombre.
Pour l'avoir ignoré, un étudiant français croupit, depuis le 10 janvier, dans une prison de New York, ce qui n'est pas, comme on peut également le voir dans les films américains, une villégiature particulièrement enviable. Selon sa sœur, interviewée dimanche sur RMC Info, ce garçon, qui rentrait de vacances en République dominicaine avec sa copine sur American Airlines, devait transiter par l'aéroport JFK de New York. A un moment, ne se sentant pas bien, il se rend aux toilettes. Trouvant qu'il y restait un peu trop longtemps, une hôtesse frappe à la porte. Il sort et regagne son siège mais, à l'atterrissage de l'avion, il remarque que l'hôtesse le regarde avec insistance comme s'il avait fait quelque chose de répréhensible. Il lui dit : "Vous ne croyez quand même pas que j'ai posé une bombe ?". Erreur grave. Dénoncé par l'hôtesse, arrêté par la police de l'air et incarcéré, il a été présenté le lendemain à un juge de la cour criminelle du Queens où il a été inculpé pour "fausse alerte". Il encourt jusqu'à quatre ans de prison. Kafka, à côté, c'est Mary Poppins. Heureusement qu'il n'a pas fait, comme ce pilote de la même American Airlines à l'aéroport de Sao Paulo, mercredi dernier, un doigt d'honneur aux policiers qui établissaient son fichage ! Là, c'était Guantanamo direct. Comme ce n'est pas le premier incident grotesque qui mette aux prises des Français avec la justice étatsunienne pour des fantaisies similaires, on est en droit de se demander s'il ne va pas falloir bientôt faire signer une décharge aux clients envisageant d'acheter un vol sur une compagnie américaine. Quoique, à la réflexion, on ne peut pas appeler clients les passagers qu'une compagnie traite de cette façon. Des usagers, tout au plus…

Le Brésil veut doubler le nombre de visiteurs et combattre le tourisme sexuel
Le gouvernement brésilien projette de multiplier par deux d'ici 2007 le nombre de touristes étrangers visitant chaque année le pays et de lutter contre le tourisme sexuel, annonce le ministre du Tourisme, Walfrido Mares Guia dans un entretien paru dimanche.
"Ces deux dernières années, le Brésil a perdu des touristes. La crise économique mondiale, la crise argentine et les attentats du 11 septembre ont contribué à cela", déclare le ministre au quotidien Jornal do Brasil. En 2002, le Brésil a accueilli 3,8 millions de visiteurs. En 2003, ils ont été 4,3 millions et pour 2005, le pays espère qu'ils seront 5,3 millions. L'objectif, selon le ministre, est "en 2007 d'arriver à 9 millions" de touristes, ce qui génèrerait 1,2 million d'emplois nouveaux. "Aujourd'hui, dans le monde, le tourisme représente 10% du produit intérieur brut, alors qu'au Brésil, la proportion ne dépasse pas les 3%", remarque-t-il. Parallèlement "le Brésil est en train de combattre de toutes ses forces le tourisme sexuel" et "même la promotion officielle pour le tourisme a changé : fini de montrer des femmes à demi-nues. Nous préférons promouvoir les richesses naturelles" du pays, explique-t-il. Selon lui, "le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) est un marché qu'il faut explorer pour attirer des touristes. Nous voulons aussi des Européens, des Américains et des Asiatiques. Il faut montrer que le Brésil est un pays moderne, jeune, gai et hospitalier". Pour favoriser l'arrivée d'Américains, le ministre se dit en faveur d'une suppression du visa exigé par les autorités, qui coûte 100 dollars. En plus du visa, depuis le 1er janvier, le Brésil procède au "fichage" (photo et empreintes digitales) de tous les citoyens américains entrant dans le pays. Cette mesure a été prise en fonction du principe de réciprocité, les Etats-Unis appliquant une mesure de ce type à tous les étrangers ayant besoin d'un visa pour entrer sur leur territoire.

Londres, première ville touristique européenne devant Paris
Londres est la première ville touristique en Europe, devant Paris, et les Français sont parmi les plus nombreux à visiter la capitale britannique, selon la dernière étude de l'institut de recherche Mintel publiée vendredi.
"La richesse historique de Londres, combinée à un certain nombre de nouvelles attractions passionnantes, continue d'attirer les touristes", observe la société britannique d'études de marché Mintel.
Le musée d'art contemporain Tate Modern et la grande roue London Eye "sont les plus grands succès parmi les projets lancés pour les célébrations du millénaire", souligne Mintel, qui relève aussi la popularité du British Museum et de la National Gallery, tous deux gratuits.
"La ville a énormément profité de l'ouverture récente de lignes aériennes à bas prix, qui ont connecté la capitale à de nouvelles villes en Europe", note Mintel. En 2002, 11,6 millions d'étrangers ont visité Londres alors que Paris n'a attiré que près de 9 millions d'étrangers. En 2003, Londres semble avoir conservé son titre de première ville touristique européenne, avec encore plus de visiteurs qu'en 2002, et elle devrait rester en haut du podium en 2004, estime Mintel.

Paris conteste
Après les Américains, les Français sont les plus nombreux à visiter la capitale britannique, remarque la société d'études. En 2002, Londres a accueilli 2,5 millions d'Américains et plus d'un million de Français. Deuxième ville la plus visitée en Europe, Paris attire surtout les visiteurs grâce au parc d'attraction d'Eurodisney. La cathédrale Notre-Dame est le deuxième lieu de rendez-vous des touristes, suivie du Sacré-Cœur et de la tour Eiffel. Amsterdam, Rome et Dublin font partie du peloton de tête des villes européennes les plus visitées, indique Mintel. Tallinn (Estonie), Stockholm, Budapest, Lisbonne, et Dubrovnik (Croatie) sont des destinations de plus en plus populaires.
Paris a contesté vendredi l'étude et a revendiqué d'être restée, en 2002, la première ville touristique mondiale avec 15 millions de visiteurs étrangers. "Ce chiffre (11,6 millions de touristes) ne concerne que les arrivées des étrangers dans l'hôtellerie homologuée", a affirmé l'office de tourisme et des congrès de Paris dans un communiqué. "Le nombre total de touristes étrangers reçus à Paris en 2002 s'est élevé à 15 millions de visiteurs auxquels s'ajoutent 11 millions de visiteurs français, soit un total de 26 millions de touristes", a précisé l'office.

Le développement du tourisme sexuel menace le Sénégal
Le gouvernement affirme vouloir réagir.
Sally-Portudal, la principale station balnéaire sur la "petite côte" sénégalaise, à moins de 100 kilomètres au sud de la capitale, Dakar, est devenue un haut lieu du commerce sexuel. "Ça devient comme à Bangkok", résume Tidiane Mbaye, un antiquaire venu s'installer il y a près de dix ans. Créée au début des années 1980 pour développer la côte atlantique sénégalaise, Sally-Portudal est victime de son succès. Avec près de 200 000 visiteurs en 2003, la station fait travailler plus de 100 000 personnes dans la région, selon le ministère du tourisme. Elle attire prostituées et trafiquants.
"Sally est devenu le carrefour national du tourisme sexuel", constate Ousmane Sow, le directeur de l'association Avenir de l'enfant (ADE), dont l'Observatoire pour la protection des enfants contre les abus - installé en 2002 à proximité de Sally - attribue toutefois moins de 20 % des actes pédophiles aux touristes et aux résidents étrangers. Chaque jour, des dizaines de jeunes hommes sénégalais s'entraînent pourtant sur les plages pour séduire une hypothétique toubab (blanche), souvent plus âgée qu'eux, synonyme d'argent ou de visa pour l'Occident. Des jeunes filles se vendent aux touristes en mal de sensations. Et des enfants sont victimes d'actes de pédophilie.
"La semaine dernière, avec un ami, on a surpris un vieux Blanc sur la plage, le pantalon baissé. Il était avec un petit-de 12 ans", rapporte, sous couvert d'anonymat, un commerçant sénégalais. Avec son compère, ils ont frappé le satyre avant de le délester de son argent. "Depuis ce jour, il n'est pas ressorti de son hôtel", ajoute-t-il. Khadim Ndiaye, un vendeur d'objets d'art africains, se souvient quant à lui d'un touriste européen "avec les cheveux blancs et une queue de cheval" aperçu la veille. "Il était avec une fille qui n'avait pas encore de poitrine", vitupère-t-il. On sait bien que des vieux font la fête avec des petites filles ou des petits garçons à Sally, poursuit M. Ndiaye, mais on ne peut rien faire tant qu'ils sont dans leurs chambres." Epinglés par la population, les gérants d'hôtel affirment lutter contre la pédophilie en contrôlant l'âge et l'identité des prostitué(e)s."Si une fille est mineure, nous informons le client. Si celui-ci insiste, ce qui n'arrive jamais, nous appelons la police", explique un hôtelier. 
"Chez nous, on ne laisse pas monter d'enfants", se défend le directeur d'un autre établissement. Et de rejeter la faute sur les particuliers et autres responsables de chambres d'hôtes, moins respectueux de la loi. "Lorsque les gens sont propriétaires, ajoute-t-il, ils peuvent faire ce qu'ils veulent."

Abus sur mineurs
De fait, les abus sur mineurs semblent se multiplier dans le secret des résidences. "Des toubabs qui se marient avec leur femme de ménage de 17 ou 18 ans, on en voit tous les jours", confirme Abdou, un serveur. Tidiane Mbaye rappelle qu'un "vieux Français" venant fréquemment à Sally ne fait monter "que des jeunes Sénégalais" dans son 4 × 4.Malgré divers cas flagrants de pédophilie, aucun touriste n'a encore été condamné au Sénégal. Un résident français de 61 ans, patron d'un bar, convaincu d'actes de pédophilie sur une fillette de 8 ans, a toutefois écopé de dix années de prison ferme. "Le Sénégal a déjà condamné. Nous allons continuer pour des faits avérés, avertit Ousmane Masseck Ndiaye, le ministre du tourisme. Nous n'accepterons personne qui ternisse l'image du pays."
En amont, des brigades de surveillance seront mises en place dans les principales zones touristiques. "Nous voulons un tourisme sain, martèle le ministre, fort des 700 000 visiteurs recensés au Sénégal en 2003, pas un tourisme qui pervertisse nos enfants et nos sœurs."

Joris Fioriti

Cap sur les croisières
Les groupes britanniques cherchent à séduire de nouveaux types de passagers
Avec le Queen Mary 2, Cunard, le propriétaire du plus grand paquebot du monde, perpétue l'histoire d'amour entre les Anglo-saxons - notamment les Américains et les Britanniques - et la croisière. Au Royaume-Uni, la tendance n'est pas prête de s'éteindre : l'industrie de la croisière touristique emploie 150 000 personnes en Grande-Bretagne, contre 15 000 voilà trente ans. Les professionnels du secteur prédisent même une croissance du secteur de 10 % d'ici à deux ans.
Bel avenir
Une aubaine pour un marché en quête d'un second souffle, trusté par quatre grands fournisseurs : Carnival (regroupant notamment les navires de la Cunard), Royal Caribbean, Star Cruises et P & O. Le marché international de la croisière a attiré 10 millions de voyageurs en 2002, dont 7,6 millions en Amérique du Nord, soit 2,5 % des ventes de tourisme dans le monde. En Europe, le marché ne représente que 1 % des ventes mondiales, soit 2,21 millions de passagers, dont 37,5 % sont des Britanniques. En France, le loisir en paquebot a grimpé de 8 % en 2002, avec 230 000 passagers. Partout, les agents de voyages affirment que la croisière a encore en bel avenir sur le marché du tourisme. Encore faut-il qu'elle s'adapte à son temps.
Afin de séduire une nouvelle génération de passagers, les grands croisiéristes cherchent ainsi à s'imposer dans des niches marketing bien définies. Cunard reprend une tradition de croisière de luxe datant de la moitié du XIXe siècle. Avec le Queen Elizabeth 2 et aujourd'hui le Queen Mary 2, la compagnie vend le mythe de la vie des paquebots de grande classe.
Pas de contrainte
De son côté, P & 0 a récemment mis en service des croisières d'un autre type, moitié moins chères, sur son Ocean Village de 64 000 tonnes et 1 600 places. Sa devise : «See more, do more, be more» («voyez-en plus, faites-en plus, vivez plus fort»). Au programme: pas de règle vestimentaire, ni contrainte de repas à heure fixe. A la place, des buffets ouverts 24 heures sur 24... Les autres services (boîtes de nuit, Jacuzzi, piscines, bars...) ne diffèrent pas des autres paquebots. Seul le cadre change. A chaque escale de l'Ocean Village, par exemple, des randonnées en VTT dans le centre de Naples ou des expéditions d'escalade sur le promontoire de Portofino sont proposées.

Voyage de noces dans l'espace pour quelque 32 millions d'euros
La société américaine Space Adventures a déjà fait voyager sur l'ISS, via Rosaviakosmos, Dennis Tito (avril-mai 2001) et le Sud-Africain Mark Shuttleworth (avril-mai 2002).
Pour faire mieux que Venise ou les chutes du Niagara, l'agence spatiale russe Rosaviakosmos est désormais en mesure de proposer à un couple un voyage de noces dans l'espace à bord de la Station spatiale internationale (ISS) pour 40 millions de dollars.
L'Agence russe propose cette possibilité en conjonction avec la société américaine privée Space Adventures, spécialisée dans le tourisme spatial. "Selon notre contrat avec Space Adventures nous avons une option pour envoyer dans l'espace deux touristes ensemble à bord d'un vaisseau Soyouz. Ainsi théoriquement de jeunes couples pourraient utiliser cette opportunité", a expliqué à l'agence Itar-Tass le porte-parole de l'Agence aérospatiale russe, Sergueï Gorbounov.

La loi de 1992 sera bien "relookée"
Une 1ère mouture sera présentée le 9 janvier prochain le texte sera modifié par voie d'Ordonnance
Léon Bertrand, secrétaire d'État au Tourisme, a confirmé mardi soir qu'une première mouture de la réforme de Loi de 1992 et de ses nouvelles orientations, serait présentée aux partenaires le 9 janvier prochain. Rappelons qu'il s'agit de "simplifier" ledit texte avec le passage de 4 à 2 régimes.

L'OMT lance une bibliothèque virtuelle
L'Organisation mondiale du tourisme a lancé une bibliothèque virtuelle grâce à une base de données entièrement indexée et consultable par références croisées, comprenant la version intégrale de plus de 250 ouvrages publiés par l'OMT.
Elle est accessible gratuitement aux 142 États membres de l'Organisation. Des abonnements au prix variable sont offerts aux Membres affiliés, aux bibliothèques et aux particuliers, précise un communiqué.
"Ce produit a été créé par Ingenta, principale entreprise du marché mondial dans les domaines de la publication, de la distribution et du lectorat en ligne des travaux de recherche d'universitaires et de professionnels.
"Dès leur parution, les nouvelles publications et les nouveaux documents de l'OMT seront diffusés par l'intermédiaire de la bibliothèque virtuelle, très souvent avant d'être mis à la disposition du grand public.

Accès permanent et sans restrictions, aux publications et documents
La bibliothèque virtuelle comprend aussi une rubrique appelée " Les faits du tourisme ", outil de recherche permettant d'avoir accès aux statistiques les plus à jour par pays ou par région.
À propos de ce nouvel instrument, Dirk Glaesser, chef du service Publications de l'OMT, précise que "Avec la bibliothèque virtuelle, nous franchissons une étape qui fera date car la réalisation de ce projet assure pour la première fois, sur Internet, un accès permanent, sans restrictions, aux publications et documents de l'OMT.
C'est l'idéal pour transmettre études et informations précises, de façon immédiate et maîtrisée, à nos 142 États membres et à des millions de particuliers partout dans le monde. "
Pour en savoir plus : www.wtoelibrary.org

Tourisme sexuel : Une entreprise japonaise fait scandale en Chine
Le verdict est lourd : deux condamnations à perpétuité et douze autres à de lourdes peines de prison. 
Les juges chinois ont sévèrement condamné, hier, les responsables de la gigantesque orgie des touristes japonais avec des prostituées chinoises, qui avait fait scandale en septembre dans la station balnéaire de Zhuhai, près de Macao, dans le sud de la Chine. Et ils ont demandé à Interpol l'arrestation de trois des organisateurs japonais, qui n'ont pas été inquiétés dans leur pays.
Selon l'acte d'accusation, deux employés de l'hôtel du Zhuhai International Convention Center et douze proxénètes ont recruté pas moins de 300 prostituées dans les boîtes de nuit de la ville, à la demande d'une entreprise japonaise de travaux publics qui voulait «récompenser» 285 de ses employés méritants, tous des hommes. La facture s'est élevée à 300 000 yuans (30 000 euros). Toujours selon l'accusation chinoise, l'orgie a duré plus de deux jours, et on pouvait voir des couples faire l'amour dans les ascenseurs et les couloirs de cet hôtel cinq étoiles entièrement loué par l'entreprise d'Osaka.
Les principaux condamnés sont le directeur adjoint et le directeur du marketing de l'hôtel, qui ont touché 30 000 yuans (3 000 euros) chacun pour avoir organisé les «prestations» à la demande des Japonais. Une pratique courante à Zhuhai, comme dans bien d'autres villes chinoises, où les hôtels, même cinq étoiles, tolèrent une activité de prostitution qui ne se cache pas. Seule l'ampleur et surtout la nationalité des protagonistes a fait cette fois scandale.

Le gouvernement prône un tourisme plus tourné vers la rentabilité
Le gouvernement a prôné mardi, par la voix du ministre de l'Économie, Francis Mer, un tourisme plus orienté vers la rentabilité, privilégiant la qualité sur la quantité.
"Il faut augmenter la valeur pour que le tourisme soit plus rentable pour l'économie française", lançait le ministre devant les premières Assises nationales du tourisme, précisant que le secteur devrait être "tourné vers la valeur et pas seulement la quantité". Le ministre, relevant que la France perdrait un jour sa première place des destinations mondiales, en terme de nombre de visiteurs, au profit de la Chine, insistait sur la nécessité d'une réflexion sur un tourisme "au pouvoir d'achat plus élevé", mettant en avant "la qualité". M. Mer soulignait que sa présence était "un symbole" de la reconnaissance du tourisme comme une industrie à part entière, affirmant que "l'industrie touristique est bien une industrie" et qu'elle est "importante" et insistant sur le fait que son ministère était prêt à "aider" le secteur mais "dès lors que la profession s'aide elle-même". Le secrétaire d'État au Tourisme Léon Bertrand confirmait pour sa part que l'objectif était d'aller vers ce qu'il a appelé le "mieux-tourisme", plus orienté vers la valeur ajoutée. "Nous ne sommes plus les parents pauvres de la réflexion politique", déclarait-il. "Nous sommes une force pour notre pays, un atout pour la France et un facteur incontestable de création de richesses et d'emplois, d'aménagement du territoire et de rayonnement de nos savoir-faire en dehors de nos frontières". M. Bertrand affirmait également que la France "finira par avoir" une baisse de la TVA dans la restauration, et promettait des "aménagements fiscaux" en faveur des régions touchées par les inondations dans le sud-est de la France. Lundi et mardi, l'ensemble des acteurs du tourisme (public, institutionnel et privé) ont débattu des enjeux et des perspectives du secteur au sein de l'économie mondialisée. Les débats ont porté notamment sur le tourisme et la décentralisation, déjà largement appliquée depuis décembre 1992, mais aussi sur le tourisme et les transports. Le président du Snav, César Balderacchi, a manifesté son inquiétude devant la succession de faillites dans le transport aérien, soulignant qu'il "n'y a pas de tourisme sans transports". Plusieurs intervenants ont souhaité publiquement la création d'un ministère pleinement consacré au tourisme, afin de prendre en compte l'importance de cette activité. Le tourisme est le premier secteur économique français devant l'automobile avec 15 milliards d'euros de solde positif de la balance des paiements. Il représente 7% du produit intérieur brut et 2 millions d'emplois, et concerne 200.000 entreprises, selon les données officielles.

29e Congrès : Selectour sort les cartons rouges : le réseau met la pression sur les fournisseurs
"Dans Selectour il y a "sélection"... une petite phrase qui en dit long sur l'état d'esprit de Philippe Demonchy, patron du Réseau. Lors du 29e Congrès qui vient de se tenir au Club Med à Djerba (Tunisie) sur le thème "D'Expert à Expert", il s'est dit déterminé à faire le ménage parmi ses fournisseurs, avant de passer la main en 2005.
La période tombe on ne peut mieux en effet (ça dépend pour qui, direz-vous...), puisqu'un grand nombre de contrats d'iceux viennent à échéance en 2004.
C'est le cas d'Amadeus par exemple, qui a bénéficié tout au long du Congrès d'une série d'"avertissements" concernant sa nouvelle politique de tarification, ou encore sa stratégie de développement d'un Gds producteurs prévu pour avril 2004.
Nous y reviendrons.
Dès son discours introductif, après l'ouverture par Alexandra Cauvin, la jeune présidente du 29e Congrès, Philippe Demonchy a dit son ras-le-bol des TO référencés qui mettent sur certains sites internet des produits à prix cassés et non accessibles aux agences de voyage.

Concurrence producteurs : le Réseau ne veut pas payer les pots cassés
Il estime que le Réseau n'a pas à payer les pots cassés de la concurrence exacerbée entre voyagistes qui devrait aller croissante. Pour toutes ces raisons il a promis une "véritable refonte de la politique de distribution" qui sera mise en chantier en 2004, "avec tout ce que cela implique dans le choix des partenaires réciproques."
"Vendre la France", voilà une autre préoccupation majeure du patron de Selectour, qui rappelle le "formidable potentiel de développement" des séjours de proximité et des courts séjours. Aujourd'hui "les produits France" représentent plus de 20% de la facturation Tourisme de l'Hippocampe, précurseur en la matière avec le lancement, il y a 20 ans (!), d'une brochure "Partir en France".
Avec l'arrivée de la version 3 de "Resinfrance", (www.resinfrance.fr), véritable Gds destiné à vendre l'offre hexagonale, l'ouverture de l'accès aux agences de voyage et l'arrivée de partenaires comme Accor, Pierre & Vacances, Maeva, etc, le mouvement devrait s'accélérer.

D'Expert à Expert : qui sera le voyageur de demain ?
Mais d'ores et déjà le bilan n'est pas neutre, puisque le portail affichera bientôt 1,2 million de connexions pour cette année et près de 23 000 dossiers réalisés, soit une progression de 36% par rapport à 2002.
Grâce à la montée en puissance des nouvelles technologies, le client de l'agent de voyages est devenu un véritable expert. Pour faire valoir sa différence, cette dernière doit être au même niveau, voire un cran au dessus, pour démontrer sa capacité de conseil et emporter l'acte de vente.
Mais c'est dans l'anticipation permanente des desiderata du consommateur que les professionnels puiseront les arguments qui feront mouche. Or, comment évoluera-t-il cet "homo touristicus", zappeur, au comportement toujours plus virtuel et ambivalent ?

L'avènement du "consommateur-entrepreneur"
Michel Messager, secrétaire général de l'APS a sa petite idée là-dessus. Il en a fait profiter l'assistance en dévoilant en avant-première les grandes tendances du sondage "Tourisme pour le futur" qui sortira en mai 2004.
La tendance lourde ? Une croissance sans précédent du marché mondial avec 1 milliard de touristes en 2020 et la montée irrépressible des voyageurs du continent asiatique en général et de la Chine en particulier.
Nouvelles destinations, réduction de la taille des familles, augmentation des cellules mono parentales et des célibataires, vieillissement démographique, très forte concentration urbaine, augmentation de 4,5% du transport aérien, multiplication par 5 de la part de marché des low cost... voilà les grandes lignes dégagées par l'étude.
Bien entendu, la prévision reste un exercice de style délicat. Mais les tendances "lourdes" (urbanisation galopante, féminisation de la clientèle avec la hausse des ménages a double revenu ou encore d'un consommateur (toujours mieux informé et exigeant sur la qualité et l'éthique des produits sélectionnés et auxquels il veut "donner du sens") restent plausibles.

Du tourisme de masse au sur-mesure de masse
Le document parie également sur les offres émergentes telles que le tourisme de santé ou les croisières. Le tout verra l'avènement du "consommateur-entrepreneur", celui qui crée et compose son propre voyage, complète son business trip avec une extension balnéaire tout en cherchant à consommer éthique et éco-touristique... avec le souci de préserver l'environnement ! Pour Serge Moati, directeur de recherche au Credoc, il ne fait pas de doute : les consommateurs ont beaucoup changé. "Nous assistons à la fin de la consommation de masse. Le challenge de demain sera de proposer du "sur-mesure de masse". Paradoxal ? Pas tant que cela.
Maintenant que les besoins basiques sont assouvis, il faut stimuler la demande par l'innovation, faire vibrer de nouvelles cordes sensibles. Ces dernières sont l'individualisation et la personnalisation car la consommation recherche davantage maintenant l'être que l'avoir. "Il faut mettre le client au coeur du métier et créer de la valeur ajoutée au niveau de la distribution..."
La diversification, la multiplication et la segmentation des produits sont des atouts non négligeables face à de nouvelles aspirations. Si on en croit Alain Montferrand , directeur de l'Observatoire national du tourisme à qui Jean-Pierre Serra, président de la FNCDT et du CDT du Var est venu prêter main forte, la France offre un gisement fantastique.
Les 35h, le développement des liaisons transversales (118 millions de passagers) et les 1 322 sites touristiques recensés (150 millions d'entrées/an) sont loin d'avoir épuisé leurs arguments compte tenu du périmètre géographique de vacances et loisirs plus que réduit de la population française. En gros, seules les populations "nordiques" et d'Île-de-France "migrent" à plus de 500 kilomètres de chez elle !

Air France spécialisera les commerciaux par Réseau
Compte tenu des mutations en cours, comment les producteurs peuvent-ils soutenir le réseau de l'Hippocampe dans sa recherche d'expertise et de différenciation ? Quels outils et partenariats (formation, information, accès aux stocks...) sont-ils à même de leur fournir ? Question subsidiaire (et subliminale) comment peuvent-ils se dédouaner de l'accusation de double jeu en direction de Selectour ?
Pour Frédéric Allory, responsable grands comptes Air France, le poids de la vente directe d'Air France n'a pas augmenté, elle a même baissé. Nous n'avons pas de stratégie d'expansion dans ce secteur et affichons les mêmes tarifs et le même accès au stock. Il n'y a pas une agence qui ait un meilleur tarif plutôt qu'une autre..."
Par ailleurs, la compagnie tricolore a annoncé qu'à partir d'avril 2004, elle spécialisera les commerciaux par Réseau.
Côté nouveautés, Philippe Grando, directeur général d'Amadeus France, a annoncé le lancement de LTS en avril 2004. Ce site agrégateur qui permettra aux agences d'accéder aux sites de réservation en ligne des TO, à été accueilli assez fraîchement par les participants qui le jugent "trop tardif".

Les innovations d'Amadeus ne font pas l'unanimité...
Si l'enrichissement de la base hôtelière qui rajoutera 5 000 nouveaux établissements à la base n'a pas fait frémir l' assistance, on ne peut dire la même chose de l'arrivée des compagnies low cost dans le Gds. Une nouveauté qui a soulevé un véritable tollé dans l'assistance, compte tenu du fait que l'AGV intéressée devra, dans le schéma retenu, payer pour une résa qui lui rapportera... zéro euro de commission !
Heureusement, le réseau aura la possibilité d'opter pour une offre restrictive sachant que, dans ce cas là, l'agence ne verra plus s'afficher les vols en correspondance, les vols en code share et n'aura accès qu'aux liaisons au départ du marché domestique...
Plus consensuel, le Club Med, représenté par son président, Henri Giscard d'Estaing, a évoqué les "marques qui font rêver" (Club Med et Jet tours) qui totalisent respectivement 600 et 277 000 clients. Ce dernier ouvrira d'ailleurs son site B2B dès janvier 2004.

Les TO partenaires rivalisent de nouveautés techniques
Au niveau de l'enrichissement du partenariat Hippocampe/Trident, HVE a annoncé "la création d'un véritable trade marketing au service des agences partenaires avec l'intégration de la politique d'image du Club Med et de Jet tours avec celle de Selectour : couplages publicitaires conjoints, création d'un poste de key account dédié au Réseau et, à partir du printemps la mise à disposition des agv des résultats d'études, des études de fond sur les territoires de la marque.
TUI France n'était pas en reste, avec l'annonce par Jean-Marc Siano de la création d'un site grand public d'information sur les produits qui renverrait vers le portail de Selectour, la mise à disposition de 85% des produits vendables sur le site B2B et d'une hot line réservée à Selectour.
"Le MCTO (*) est actuellement en teste chez nous, a annoncé Emmanuel Foiry, pour Kuoni et nous préparons pour le futu la facture électronique et le carnet de voyages imprimable à distance. Ces deux nouveautés verront le jour en 2005..."

(*) Message comptable Tour opérateur évitant à l'agv la double saisie

M. Raffarin prône "un tourisme à la française", doté d'une "stratégie simple"
Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a marqué lundi l'intérêt du gouvernement pour le tourisme, première industrie nationale, en prônant devant les Assises nationales du tourisme "un tourisme à la française", doté d'une "stratégie simple, lisible, opérationnelle".

Prenant la parole au Cnit, à la Défense, pour la première journée de ces Assises, M. Raffarin déclarait qu'il ne fallait pas craindre le marketing, dans un contexte de concurrence accrue, et "être courageux dans nos audaces" pour vendre "la marque France". Insistant sur l'importance du tourisme en matière d'emplois ("le secteur représente 2 millions d'emplois et il en crée 12.000 par an"), le Premier ministre se déclarait attaché à la qualité de cet emploi, estimant "désolant que des offres ne soient pas satisfaites". Il s'est par ailleurs prononcé pour "une meilleure répartition territoriale des flux touristiques", une meilleure utilisation des "fonds d'investissement de proximité", et "une clarification des labels", jugés "trop nombreux". Auparavant, le ministre des Transports et du Tourisme, Gilles de Robien, avait réaffirmé que "le tourisme est l'une des clés du développement économique et social" français. Lors des tables rondes auxquelles participaient des professionnels des secteurs public et privé et de nombreux élus locaux, ont été notamment abordés le thème des enjeux et perspectives du tourisme et la question de l'"attractivité touristique pour la France de demain". Plusieurs professionnels regrettaient que le secteur "ne profite pas d'aides économiques, comme d'autres industries" et certains estimaient qu'il faudrait songer à allonger la durée de séjour des touristes, ne serait-ce que d'une journée, plutôt que d'en augmenter le nombre. D'autres regrettaient "la frilosité" des investisseurs. "La concurrence est farouche et l'on ne peut plus dormir sur nos lauriers", soulignait de son côté Léon Bertrand, secrétaire d'Etat au Tourisme, qui a annoncé la tenue d'un autre Comité Interministériel du Tourisme en avril. Le président du directoire d'Accor, Jean-Marc Espalioux, a pour sa part mis l'accent sur l'"impact du tourisme en matière de rentrée de devises" et s'est félicité que l'on place désormais le secteur "au premier rang des préoccupations", mettant en avant l'exemple de l'Espagne. Gérard Brémond, PDG de Pierre et Vacances, soulignait quant à lui l'importance des avantages fiscaux mis en place notamment pour la rénovation de l'immobilier touristique, qui peuvent profiter notamment à des zones désavantagées. Le responsable de la Datar, Nicolas Jacquet, remarquait de son côté que "le tourisme est un moteur de renouveau du monde rural" mais soulignait que "la place de Paris se fragilise" au niveau international. Le secrétaire général de l'Organisation Mondiale du Tourisme, Francesco Frangialli, regrettait enfin que le tourisme "ne figure pas dans le projet de constitution européenne" et souhaitait que ce "recul" soit "réparé". Il estime que le tourisme "reste aussi à inscrire dans les négociations du commerce international".

Manor est-il soluble dans les réseaux ? pour Jean Korcia et Raoul Nabet, il urgent d'attendre...
Explosera, explosera pas ? Les pronostics sont ouverts sur le devenir du réseau Manor, orphelin depuis que Protravel est passé sous la coupe de Carlson Wagonlit Travel. En effet, la soixantaine d'agences du réseau représentent aujourd'hui (avec Protravel) un CA de 1,7 milliard d'euros. On en saura plus le 16 décembre, date du congrès Manor qui se tiendra à l'ïle Maurice.
Mais les choses ne sont pas aussi simples. Tout d'abord, le Gie Manor est composé de deux entités distinctes : Manor et Manor Distribution. Ce dernier regroupe une vingtaine d'agences réalisant un volume d'affaires de plus de 3 Mie.
Il n'est représenté que depuis cette année au sein du Conseil d'administration du GIE par Raoul Nabet, responsable de Voyages 31 à Toulouse.
Au sein du GIE, une quarantaine d'agences de taille moyenne (VA de + de 10 Mie), dont certaines (Acta CMB, Eurafrique, Montjura Tourisme, Prêt à partir...) liées capitalistiquement à Protravel. Les enjeux sont actuellement de savoir comment évolueront ces différentes entités.
On peut en effet émettre plusieurs hypothèses : 1) le maintient du réseau tel qu'il est aujourd'hui, souhait émis notamment par Jean Korcia, président de Manor et Raoul Nabet - Manor Distribution 2) le départ du réseau qui rejoindrait l'un de ses homologues : l'Alliance, Selectour, Afat ou TourCom 3) la scission de Manor Distribution qui, faute d'accord avec avec le GIE, tracerait sa propre route.

"Nous voulons rester solidaires et ensemble..."
Pour Jean Korcia, la chose ne fait pas de doute. Suite au conseil d'administration qui s'est tenu hier à Paris, le mot d'ordre de Manor est sans équivoque : "Nous voulons rester solidaires et ensemble. Le choix ou non d'un réseau est un grand débat.
Ce que nous constatons c'est que nous pouvons, compte tenu de notre taille, poursuivre notre route tout seuls. Mais si le choix des adhérents était autre, nous irons vers le réseau qui nous proposera les meilleures conditions financières et politiques..."
Raoul Nabet (Voyages 31 à Toulouse), est sur la même longueur d'ondes : "Une fois que les modalités de départ de Protravel seront devenus définitives, nous allons nous compter. Notre premier objectif sera de poursuivre la route seuls.
Nous avons été contactés par l'ensemble des réseaux, mais compte tenu de la taille de nos entreprises nous pouvons attendre avant de prendre une décision... Bien entendu, si le choix d'un réseau ne convenait pas à Manor Distribution nos avis pourraient diverger.
Mais je n'imagine pas un clash car une chose est certaine : le GIE Manor et Manor Distribution veulent rester ensemble !"

Maurice : décider de décider plus tard ?
Le 16 décembre à l'Ile Maurice, Manor prendra peut-être la décision de décider plus tard. Mais la cohésion du réseau est soulignée aussi par les adhérents comme Gibert Perrier (Valadou Voyages à Marseille) qui tout en estimant la période "un peu délicate, notamment pour les membres de Manor liés capitalistiquement à Protravel, estime que le réseau n'est pas en danger :"Nous pouvons nous débrouiller seuls..."
Pierre Cosentino, gérant de Nautil, ne dit pas autre chose. "En l'état actuel il n'y a pas de quoi s'énerver. Rien n'est changé vu que Bruxelles n'a pas encore donné son feu vert. Ceci étant, mon souhait c'est que Raoul Nabet prenne les choses en main et plus de responsabilités, si le réseau reste tel quel.
A titre personnel nous avons bien entendu étudié les différentes possibilités : rester ou intégrer l'un des 4 réseaux. Mais en tant que Manor distribution j'attend que le président (R. Nabet) prenne une décision pour rassurer l'ensemble des membres. Une chose est certaine : notre position ne doit pas être dictée par le GIE Manor..."

A la loupe
Le GIE Manor : 
+ 1,7 milliards d'euros en 2002 pour une soixantaine d'agences (Protravel inclus)
+ 493 points de vente dans toute la France dont 383 agences, 52 plateaux et 58 implants.
+ L'activité se répartit en 54% d'aérien, 17% de production, 14% revente TO, 9% Sncf et 6% divers.
+ 2 595 salariés
Manor Distribution compte une quarantaine d'agences
Il pèsera 250 à 280 millions d'euros (40%) dans le nouvel ensemble contre 700 millions d'euros pour le GIE (une vingtaine d'agences).

Démarche qualité chez Sembat
Sembat Voyages, membre de Manor, vient d’être certifié ISO 9001 version 2000 pour ses activité de voyages d’affaires.

Avec le concours de ses employés, l’agence est engagée depuis onze mois dans une démarche de certification coiffée par l’organisme BVQI. Une nouvelle démarche qualité sera initiée en 2004, au sein des agences loisirs Sembat Tourisme.
Sembat Tourisme est membre du réseau mondial de voyage d'affaires Synergi (ex SRG International).

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