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Le Tourisme "sensuel"...

Dans la restauration, quelques initiatives reposent sur une combinaison originale des sens

Fabrice Eola, qui se définit comme artiste culinaire styliste associe à sa façon cuisine et musique électronique. Sa démarche avant-gardiste peut devenir une nouvelle forme de communication pour les chefs qui veulent partager leur passion culinaire.
Son idée singulière : la cuisine des sons.

Cet artiste cuisinier extrait les sons de la cuisine et les accompagne ensuite de musique électronique. Créé il y a un an et demi, le concept de Fabrice Eola n'a pas fini d'évoluer. Son souhait à l'heure actuelle est de constituer un véritable livre de recettes, papier et sonore à la fois, en faisant appel à la voix des plus grands chefs. Retrouvez des exemples de son art sur Internet, sur le site : www.vitaminic.fr

Si en cuisine, la tradition est de combiner le goût, l'odorat et la vue, certains ont tenté d'aller plus loin en sublimant ce mélange grâce aux huiles essentielles et aux fleurs. 

C'est le cas du restaurant le Ch@t Plume à Villeneuve-Loubet dans les Alpes-Maritimes, où les clients épicuriens découvrent de nouvelles saveurs et senteurs, tout en y associant le plaisir des yeux. On y déguste par exemple un melon rafraîchi au sirop de géranium, décoré avec des fleurs de géranium comestibles.

Dans l'hôtellerie, l'accent est mis aujourd'hui sur le confort de la chambre. L'hôtel du futur devra donner en plus au client l'occasion de s'évader.

Des diffuseurs de parfums permettront de recréer une ambiance particulière (nature, exotisme, mer…). Parfum Indigo, prestataire de services pour l'hôtellerie de luxe et d'affaires à Toulouse, commercialise déjà des bornes olfactives avec système multi-senteurs, programmables à distance.

Elle va lancer en janvier 2002 "une chaîne Hi-Fi des odeurs" qui permettra au client de choisir un parfum d'ambiance selon ses humeurs.

Sur le marché des vêtements et chaussures pour les activités de plein air, l'enseigne Aigle est précurseur dans la définition d'une véritable identité multisensorielle pour ses boutiques. Aigle est une marque qui évoque la mer ou la montagne et ses responsables ont décidé de jouer la carte "nature". Ainsi, pour renforcer l'harmonie naturelle de la boutique, le décor est composé de mobilier en bois auquel on a associé le parfum de cèdre rouge qui symbolise le plein air. Face à l'engouement des clients, l'enseigne envisage de diffuser un parfum été et un parfum hiver pour mettre en valeur les collections en fonction des saisons.

Dans les voyages, la Compagnie Air France ajoute une nouvelle dimension à sa politique créative : le toucher.
La préoccupation majeure de toute compagnie aérienne est évidemment de rendre le voyage agréable à ses clients en leur offrant un maximum de confort. Mais Air France en intégrant le "toucher" veut aller au-delà et créer une relation intimiste avec le client.

Dans ce cas, le choix des matières est essentiel. Air France utilise à ce niveau aussi bien le cuir que le PVC, jouant ainsi sur toute une gamme de sensations : le froid, le chaud, le doux, le moelleux, le solide…

Ainsi, si la notion de sens peut sembler basique, créer une symbiose entre les cinq sens n'est pas un exercice si aisé. Cela signifie qu'il faut prendre du recul lors de la création d'un concept et se demander quel message sensoriel on veut faire passer. Toute la difficulté étant alors d'être le plus sincère possible vis à vis du client et de traduire cette sincérité par des sensations vraies. Trois gouttes de parfum dans une boutique ou dans une chambre d'hôtel ne suffisent pas à créer une ambiance !

En outre, les professionnels du tourisme doivent prendre en considération les différences de perception qui existent entre cultures. Une odeur qui paraîtra exotique pour un Français ne le sera pas forcément pour un touriste étranger.

Dossier réalisé par Georgette Mercier et Fabienne Le Galliot

Tourisme spatial

Si les étoiles font fantasmer pas mal de monde, le tourisme spatial compte aussi son lot de fans. Le plus important projet privé a pris la forme d'un prix, doté de 10 millions de dollars (9,3 millions d'euros), qui récompensera la première équipe à expédier un engin spatial avec trois personnes à bord à 100 km dans le ciel (et à le faire revenir).
Le fondateur du X Prize (1), Peter Diamandis, a pris modèle sur l'Orteig Prize qu'avait remporté Charles Lindbergh avec sa traversée de l'Atlantique à bord du Spirit of Saint-Louis en 1927. Selon Diamandis, c'est bien ce type de récompense qui a boosté l'aviation commerciale à ses débuts, en provoquant «la création de modèles d'avions très différents, chacun d'entre eux explorant différents environnements de vol et différents mécanismes pour optimiser la vitesse, la sécurité, et les coûts». Diamandis assure qu'il a trouvé assez de donateurs pour garantir au vainqueur de toucher la récompense. Idée de fou furieux ? L'homme est un vrai activiste - c'est déjà lui qui a organisé le premier voyage privé vers la station internationale, celui de Dennis Tito en 2001, avec la firme qu'il a cofondée, Space Adventures.
Sept ans après le lancement du «X», une vingtaine d'équipes de sept nationalités sont en lice. Parmi les favoris : l'Américain Burt Rutan, qui s'était illustré en 1986 avec Voyager, le premier avion capable de faire le tour du monde sans refaire le plein. Installé dans le désert mojave, Rutan peaufine un avion porteur, le White Knight, capable de lancer la fusée Space ShipOne. Aux dernières nouvelles, le White Knight serait quasiment au point.

Parmi les adeptes du tourisme spatial, on trouve aussi le fondateur du supermarché en ligne Amazon, Jeff Bezos, qui a investi dans une firme dédiée à la recherche spatiale, Blue Origin. Objectif ? «Essayer de rendre plus sûr et moins cher pour les gens d'aller dans l'espace», disait-il à Business Week le 12 août. Pour l'instant, il ne s'est pas inscrit au X Prize.

Dormir au fond de l'eau...

Maintenant, en Floride...

jules-1.jpg (32695 octets)Installé sous la mer dans l'ancien laboratoire "Chalupa Research" à Key Largo en Floride, le Jules Undersea Lodge a déjà reçu quelques célébrités. Pour se rendre à l'hôtel, il faut savoir plonger. Une formation de quelques heures est assurée à tous ceux qui veulent tenter l'expérience.


jules-2.jpg (27776 octets) L'insolite, l'inhabituel attire le consommateur. Alors que le tourisme spatial fait son apparition, le tourisme sous-marin a aussi quelques adeptes. Les concepts qui donnent l'occasion d'être le Capitaine Nemo pour quelques heures peuvent aussi créer l'étonnement.

Demain, à Dubaï...

 L'Emirat Arabe de Dubaï multiplie les projets hôteliers les plus gigantesques et les plus fous. Le dernier projet en date concerne la construction d'un hôtel sous-marin « Hydropolis ». Situé sur la une plage, ce nouveau complexe comprendra une station terrestre de 220 suites, un tunnel plongeant sous la mer et un complexe sous-marin qui, à terme, offrira un centre de thalassothérapie et un théâtre-opéra. L'hôtel d'une superficie de 107 700 M2 devrait coûter 500 millions de dollars.

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