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Lu dans Tourismexpress du 28 septembre

Richard Branson veut devenir le premier transporteur spatial, avec Virgin Galactic

Le milliardaire britannique Richard Branson a annoncé lundi son association avec le concepteur américain du premier vol spatial entièrement privé de l'histoire pour créer "Virgin Galactic" et lancer les premiers vols spatiaux commerciaux d'ici trois ans.

"Virgin Galactic sera gérée comme une entreprise, mais comme une entreprise avec un but unique : rendre le vol spatial de plus en plus abordable pour les particuliers dans le monde entier", déclarait Richard Branson, 54 ans, au cours d'une conférence de presse. "Comme tant d'autres, cela fait des années que je rêve d'admirer la beauté de notre planète depuis l'espace, d'expérimenter la véritable apesanteur et de réaliser pleinement, pour la première fois, que notre petite planète appartient à quelque chose de beaucoup plus grand", ajoutait le milliardaire britannique.

Président et fondateur de Virgin Atlantic et surtout passionné d'aéronautique, Richard Branson prévient qu'il a la ferme intention d'effectuer le vol inaugural de Virgin Galactic, qu'il espère voir se réaliser dans trois ans. Spécialiste des coups médiatiques, il annonce la conclusion d'un accord évalué à 14 millions de livres (20,6 millions d'euro) avec la compagnie aéronautique Mojave Aerospace Ventures (MAV) pour créer la première compagnie de transport spatial au monde.

MAV va utiliser la technologie de Burt Rutan, le concepteur de la fusée SpaceShipOne qui a dépassé en juin les 100 kilomètres d'altitude considérés comme la "frontière" de l'espace. SpaceShipOne tentera cette semaine de remporter le prix Ansari X Prize, doté de 10 millions de dollars, en effectuant deux vols à plus de 100 kilomètres d'altitude durant une période de quinze jours et avec trois personnes à bord. Ces deux vols, qui sont prévus mercredi 29 septembre et lundi 4 octobre ont été, comme celui de juin, financés par le milliardaire américain Paul Allen, co-fondateur de Microsoft, et sponsorisés par Virgin.

Les premiers vols seront chers mais Richard Branson promet de réinvestir tous les bénéfices réalisés pour faire progressivement baisser les prix. Ils coûteront 115.000 livres (169.000 euro) par personne. Le prix comprendra une formation de trois jours. "Les pionniers privilégiés qui pourront se permettre de prendre l'un de nos premiers vols auront non seulement la chance de vivre l'expérience la plus fabuleuse de leur vie mais rapprocheront également des millions de personnes de leur rêve de voyage dans l'espace", assure-t-il. L'objectif est que dans les cinq ans qui suivront son lancement, Virgin Galactic ait envoyé dans l'espace 3.000 nouveaux astronautes venus du monde entier, notamment de pays sans programme spatial.

Richard Branson et ses associés prévoient de construire des rampes de lancement à but commercial dans plusieurs pays au cours des prochaines années. "Nous réinvestirons également les bénéfices pour réaliser le rêve de Burt : les vols orbitaux. Et un jour - de notre vivant, espérons-le-, nous verrons un hôtel Virgin dans l'espace", poursuit le milliardaire qui franchise la marque Virgin dans de nombreux secteurs. "Un jour, prédit-il, les enfants du monde entier se demanderont comment on a pu penser que les voyages dans l'espace n'étaient qu'un rêve dont on parle dans les livres ou qu'on regarde avec envie dans les films d'Hollywood".

Andre Balogh, professeur de physique spatiale à l'Imperial College de Londres, n'est pas sûr que le tourisme spatial se démocratise réellement dans les années qui viennent : "Un jour, ça viendra. Mais reste à savoir si ce sera du vivant de Richard Branson et à sa manière". "Je prends ceci comme une déclaration d'intention, la promesse d'essayer. Mais pour les réservations, c'est trop tôt", ajoute-t-il.

Lu dans Tourismexpress.Info du 13 avril...

la course à l'espace s'accélère

Des bricoleurs canadiens se préparent à envoyer cette année un des leurs dans l'espace pour tenter de gagner un concours international doté de 10 millions de dollars et visant à promouvoir le tourisme spatial.

Ils ne seront pas les seuls puisque 27 autres équipes dans le monde participent à ce concours qui passait pour une idée totalement saugrenue lors de son lancement, il y a huit ans, par une fondation privée américaine.
Avec une telle mobilisation, il y a de bonnes chances que l'une des équipes réussisse l'exploit, estiment les organisateurs de la "X Prize Foundation", basée à Saint-Louis (Missouri).

Dans le courant de cette année, le Canadien Brian Feeney, informaticien de métier, compte prendre place à bord de sa fusée rouge, longue de près de cinq mètres et baptisée "Wildfire" (feu sauvage).
Mais avant de partir à la conquête de l'espace, la fusée sera attachée sous un ballon à hélium, le plus gros au monde, qui lui fera faire une ascension de 24.000 mètres jusqu'à sa position de lancement.
Feeney mettra alors en marche les deux moteurs (kérosène/oxygène liquide) qui propulseront sa fusée vers l'espace sub-orbital, à environ 100 kilomètres de la Terre. Le vol ne durera que cinq minutes et l'astronaute espère ensuite faire revenir l'engin sur Terre à l'aide d'un parachute.
Au quartier-général du "projet de Vinci" (nom de son équipe), à Toronto, il se frotte les mains : "On y va à fond, ça devient passionnant !"

La X Prize Foundation veut récompenser le premier groupe non gouvernemental qui réussira à envoyer dans l'espace deux fois en deux semaines le même engin doté d'un habitacle pouvant contenir trois personnes.
Son concours s'inspire de celui qui avait incité Charles Lindbergh à entreprendre son vol transatlantique en 1927 en quête du prix Orteig, doté de 25.000 dollars.
L'objectif de la fondation est de promouvoir le tourisme spatial et de mettre un terme à la mainmise qu'exercent les gouvernements sur les vols spatiaux habités.
La course se dessine déjà comme une bataille au coude-à-coude entre "Wildfire" et "SpaceShipOne", fusée de l'aviateur américain Burt Rutan, qui est actuellement en test dans le désert de Mojave, en Californie.
M. Rutan est connu pour avoir fait le tour du monde en autonomie complète à bord de son avion "Voyager" en 1986.

"Ca devient de plus en plus un combat de David contre Goliath", explique Brian Feeney en évoquant l'importante somme d'argent que son concurrent a reçue du milliardaire de Microsoft, Paul Allen, alors que lui ne compte que sur le soutien d'une foule de petits commanditaires, dont Sun Microsystems.
"Après huit ans, ça ressemble à une photo-finish" mais encore faut-il que chacune des équipes règle "des milliers de choses pour que ça fonctionne", dit-il.
Alors que Wildfire sera transportée aux limites de l'espace par son ballon à hélium, SpaceShipOne s'en remettra aux services d'un avion à réaction, baptisé "White Knight" (chevalier blanc).
Lancer une fusée dans l'espace à partir de la Terre demanderait des capacités financières et technologiques dont aucun des participants ne dispose.
M. Feeney espère simplement ne jamais avoir à prononcer la phrase : "Saskatchewan, nous avons un problème".
C'est au-dessus de cette province de l'Ouest canadien qu'il décollera tandis que l'Américain Rutan a son centre de contrôle à Houston (Texas) et son site de lancement au Centre spatial Kennedy, en Floride.
La date du vol canadien devrait être annoncée ce mois-ci, vraisemblablement lors d'une réunion en Californie des dirigeants du championnat de course automobile CART, également appelé "Champ Car", qui parraine le concours.
Les autres équipes en lice sont en Argentine, en Israël, en Roumanie, au Royaume-Uni et en Russie.

 

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